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29.11.16

Monkey soldes. Ou comment l'aliénation de la société capitaliste nous renvoie à un état d'animalité



Philippe Alcoy 

Ce n'est pour en rire. Ce n'est pas pour en pleurer. Constater, comprendre. Le niveau d'aliénation dans la société capitaliste atteint des sommets impensables. C'est l'extase de la consommation dans un monde de misère et de pauvreté. C'est la réalisation de soi, dans un monde où des millions n'ont même pas de quoi manger. C'est le cynisme d'un système aberrant et absurde. Un système qui nous ramène à l'animalité. Un système l'individualisme, le "sauve qui peut", chacun pour sa peau. Un système qui encourage les comportements les plus bas, les plus violents, les plus destructeurs, avilissants. Les puissants, les exploiteurs, les riches n'ont pas besoin de participer de ce néfaste show. Ils regardent, ils se régalent, ils méprisent ces pauvres se tapant dessus. Mais ils adorent. Ils veulent plus de ça. C'est ce qui les arrange. C'est une victoire idéologique pour les capitalistes, les exploiteurs. Les exploités se battent entre eux pour acheter les produits qu'eux mêmes ont produit.

Mais la farce ne peut pas durer longtemps. Le spectacle doit continuer mais il ne durera éternellement. La misère guette à la porte de millions dans le monde. L'exploitation quotidienne nous détruit physiquement et psychologiquement. Des voix, les plus conscientes, s'élèvent déjà contre cet absurde, contre cette barbarie. Des individus refusent de voir l'humanité rétrogradée au stade d'animalité. Des gens se battent déjà. La société bâtie par ce système est plus que jamais une cage, grise et sale. Insupportable. Mais elle craque. Il y a des brèches, des fissures. Elle n'explosera pas toute seule. Rien de bon ne viendra tout seul. Et c'est pour cela que nous devons être des centaines de millions à mettre fin à tout ce monde barbare ; nous serons des centaines de million, des milliards à le faire.

L'humanité est belle, merveilleuse. Notre planète est incroyable, puissante. La nature épatante. Nous n'avons pas besoin de vivre dans ce carcan totalitaire. Dans la grisaille. Nous avons juste besoin de profiter de ce monde et de cette vie. Détruisons les monstres que l'humanité elle-même a créés, pour pouvoir enfin profiter de l'humanité, de notre planète. On les aura et notre victoire sera grandiose.

8.10.12

Cycle de conférences-débat "Pourquoi Trotsky ?"



Pendant des années, on nous a dit que Marx était mort et que la classe ouvrière avait disparu. Comme le montrent les résistances en Europe, de la Grèce au Portugal en passant par l’Etat espagnol, les choses commencent pourtant à changer. En France, avec le grand mouvement de l’automne 2010 et les luttes dans les entreprises, certains se rappellent que les travailleuses et les travailleurs existent bel et bien. Avec la crise du capitalisme, d’autres remarquent également que Marx n’avait sans doute pas complètement tort… Mais personne, au final, pour parler de révolution...

8.6.12

Les révolutionnaires face à SYRIZA

 
A propos d’un communiqué du Secrétariat Unifié de la IVème Internationale

 (Alexis Tsipras au milieu de la foule fêtant le résultat des élections du 6 mai )


Philippe Alcoy

 
Le score historique de SYRIZA aux élections de mai en Grèce, la possibilité d’un gouvernement emmené par Alexis Tsipras dans les prochaines semaines, voilà qui réactualise le débat au sujet de la position des révolutionnaires par rapport aux forces de « la gauche de la gauche ». Et ce d’autant plus qu’à mesure où les échéances électorales du 17 juin s’approchent, SYRIZA met de plus en plus d’eau dans son vin…

18.2.11

Les idées dominantes après la chute du Mur de Berlin et la réhabilitation du marxisme

Dans L’Idéologie Allemande Marx disait : « Les idées de la classe dominante sont, à toute époque, les idées dominantes; en d'autres termes, la classe détentrice de la puissance matérielle dominante de la société représente en même temps la puissance spirituelle qui prédomine dans cette société. La classe qui dispose des moyens de la production matérielle dispose en même temps, et par là même, des moyens de la production spirituelle ». On ne peut qu’être d’accord avec cette phrase, mais dans les années 1990 on a vu que l’existence même des classes sociales et de la lutte de classes étaient remises en cause. En effet, pour les classes et les groupes dominants une des façons de lutter conte la résistance des dominés c’est de nier directement l’existence de classes sociales ayant des intérêts antagoniques et/ou entretenant une relation de dominant-dominé. Ainsi, même si l’on constate et reconnait des inégalités (impossibles à dissimuler de toute façon), les intérêts entre « riches et pauvres » n’étant pas opposés, on peut trouver un « compromis » à travers « une meilleure répartition des richesses », mais on peut aussi justifier les inégalités comme étant « inhérentes à la nature humaine » et donc ce ne serait que par le développement du marché (théorie du « Trickel Down » ou « effet de ruissellement »[1] ), et accessoirement de la « démocratie », que l’on pourrait réduire la pauvreté.
            Bien que ces idées aient toujours accompagné la lutte des dominants contre les dominés, surtout la lutte contre le marxisme et l’idée du socialisme en général, ils ont pris une ampleur particulière après la fin des dictatures dites « communistes ». En effet, la chute de Mur de Berlin en 1989 et la restauration du capitalisme qui a suivi dans les Etas dits « socialistes » de l’Est d’Europe ont été présentés comme « la fin de l’histoire », la victoire définitive du « monde libre » contre « l’autoritarisme », la victoire du capitalisme, le meilleur des systèmes possibles, sur le « socialisme ». Certes, la chute du stalinisme a été voulue largement par les masses de ces pays mais c’est surtout l’absence de perspectives socialistes et révolutionnaires authentiques qu’a permis que la mobilisation populaire soit capitalisée rapidement par des variantes politiques, issues des bureaucraties dirigeantes, qui cherchaient à restaurer le capitalisme dans ces pays. Peu importe, on a utilisé ce fait pour « prouver » que le « communisme » était un échec et donc fausse l’analyse selon laquelle la société serait divisée en classes sociales.
            Effectivement, ces évènements ont trouvé le mouvement socialiste révolutionnaire dans une crise historique. Les défaites du mouvement ouvrier, accumulées depuis les années 1950, et le poids des trahisons, de la répression et de la persécution staliniennes sont à la base de cette crise. Celle-ci ne se reflétait pas seulement sur le plan organisationnel mais aussi sur le plan idéologique. En effet, l’effondrement du stalinisme étant accompagné de l’effondrement des différents Partis Communistes, présentés, surtout par les idéologues de la bourgeoisie, comme les tenants de « l’orthodoxie marxiste », l’idée selon laquelle le marxisme serait « dépassé » gagnera du poids, y compris au sein des partis se revendiquant du marxisme révolutionnaire. Par exemple, l’abandon progressif de la part de la LCR en France du programme trotskyste au cours des années 1990 et son abandon définitif en 2009 avec la création du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) est peut-être un des exemples les plus claires et importants de l’influence de cette idée au sein des courants se revendiquant du marxisme révolutionnaire, du trotskysme.
            D’autres courants sont allés jusqu’affirmer, à l’unisson avec les idéologues de la bourgeoisie, que, vu les transformations de la production capitaliste et la profonde crise du mouvement ouvrier organisé, la classe ouvrière et les classes sociales en générale avaient objectivement « disparu ». Par exemple, Toni Negri dans son livre Exil en 1998 dit : « La multitude, c’était l’ensemble des personnes qui vivaient dans un monde pré-social qu’il s’agissait de transformer en une société politique, une société, et qu’il s’agissait donc de dominer (…) Tout cela, c’est à l’époque moderne, et donc avant la formation du capitalisme. Il est évident que le capitalisme a modifié les choses, parce qu’il a transformé la multitude en classes sociales (…) Aujourd’hui, dans la transformation du moderne en post-moderne, le problème redevient celui de la multitude. Dans la mesure où les classes sociales en tant que telles se délitent, le phénomène de l’auto-concentration organisatrice des classes sociales disparaît. On se trouve donc à nouveau face à un ensemble d’individus, et pourtant cette multitude est devenue absolument différente. C’est une multitude qui est le résultat d’une massification intellectuelle, elle ne peut plus être appelée plèbe ou peuple, parce que c’est une multitude riche (…) Il existe aujourd’hui une multitude de citoyens, mais parler de citoyens, ce n’est pas suffisant, parce que c’est simplement qualifier en termes théoriques et juridiques des individus qui sont formellement libres. Il faudrait plutôt dire qu’il existe aujourd’hui une multitude de travailleurs intellectuels »[2] (souligné par moi).
            Ces exemples représentent en réalité une adaptation au discours dominant et en fin de compte n’aident en rien les opprimés à se réapproprier de leur histoire et à tirer les leçons de cette grande défaite qui a été la restauration du capitalisme dans « le bloc soviétique ». « Les grandes défaites politiques provoquent inévitablement une révision des valeurs qui s'accomplit, en général, dans deux directions. D'une part, enrichie de l'expérience des défaites, la véritable avant-garde, défendant avec becs et ongles la pensée révolutionnaire, s'efforce d'en éduquer de nouveaux cadres pour les futurs combats de masses. D'autre part, la pensée des routiniers, des centristes, des dilettantes, effrayée par les défaites, tend à renverser l'autorité de la tradition révolutionnaire et, sous l'apparence de la recherche d'une "vérité nouvelle", à revenir loin en arrière »[3], disait Trotsky…
            Avec l’aggravation de la crise économique commencée en 2007-2008, la lutte de classes, présentée pendant des années comme un « mythe » mais qui a pourtant toujours été présente, revient au devant de la scène avec une force imparable et impossible à dissimuler. Récemment on a eu d’une part le mouvement contre la réforme des retraites en France qui a eu le grand mérite, si on ne devait en mentionner qu’un, de prouver à tous les sceptiques et idéologues du système que la classe ouvrière existe et que sa force sociale reste intacte : ce sont essentiellement les raffineurs et les dockers qui ont constitué « la colonne vertébrale » du mouvement. D’autre part, les évènements dans le Nord de l’Afrique, notamment en Tunisie et en Egypte, montrent, malgré leurs limites que l’on ne peut pas développer ici, que les révolutions et la mobilisation révolutionnaire des masses ne sont pas du tout des choses d’une « époque révolue ».
            On dit que Galilée aurait affirmé tout bas, après avoir été obligé de nier que la terre tournait sur elle-même, « et pourtant elle tourne ». Après toutes ces années où on nous rabâchait que les classes sociales et la lutte de classes n’existaient pas ou que c’était un « mythe », nous pouvons dire, surtout au vu des luttes de ces dernières années, « et pourtant elles existent » !    




[1] Théorie selon laquelle “la seule croissance économique suffirait à créer le développement social nécessaire pour dépasser la pauvreté” (http://www.cdc.fonacit.gob.ve/cgi-win/be_alex.exe?Descriptor=TEOR%CDA+DEL+DERRAME&Nombrebd=Fonacit).
[2] Toni NEGRI, Exil, 1998 (consulté le 2/2/11 sur http://multitudes.samizdat.net/article.php3?id_article=1419).
[3] L. TROTSKY, « Bolchevisme ou stalinisme », août 1937 (consulté le 2/2/11 sur http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1937/08/lt19370829.htm).

29.12.10

Le NPA, l'UMP, le FN et le fascisme: au lieu de crier "au loup" il faut organiser la classe ouvrière!

Le 19 décembre sur le site du NPA on pouvait lire le communiqué suivant: 

"Inacceptable : Luc Ferry déclare préfèrer Marine Le Pen à Olivier Besancenot.


Sur LCI, le 17 décembre, l’ancien ministre Luc Ferry a accéléré le ralliement de toute une partie de la droite à la stratégie de dédiabolisation du FN.
Alors même que Marine Le Pen vient de se lancer sur les traces de son père en comparant d’une manière scandaleuse les musulmans contraints de prier dans les rues à…l’occupation allemande, Luc Ferry a déclaré préférer la porte-parole de l’extrême droite à celui du NPA.
Ni la xénophobie du FN, ni son racisme, ni le négationnisme de la famille Le Pen ne lui paraissent insurmontables. Bien au contraire, au cours du même débat, il va jusqu’à trouver « plus raisonnable » Marine Le Pen.
La transmission des idées racistes et xénophobes a été grandement facilitée par le "débat" sur l'identité nationale mis en oeuvre par E. Besson, que J.F. Coppé voudrait relancer.
Le NPA s’élève contre une comparaison ignoble, participant d’une démarche d’alliance à venir entre la droite et l’extrême-droite, pour laquelle milite, au sein de l'UMP, Ch. Vannest et le regroupement intitulé "La droite libre".  
Le NPA appelle toute la gauche politique, syndicale et associative à s’élever contre ce qui constitue une insulte intolérable.
"
Tout ce discours sur "l'inacceptabilité" des propos des dirigeants de l'UMP est bien beau, mais qui serait aussi naïf pour croire qu'il y a vraiment une frontière en acier entre le FN et l'UMP? Ce ne sont pas "inacceptables" ces propos, ils sont logiques! Sarkozy a basé une bonne partie de sa campagne de 2007 (et bien avant même) sur les thématiques xénophobes et racistes chères à Le Pen.
Je trouve ce communiqué archi-nul! Au lieu de s'indigner de façon réformiste démocratico-bourgeoise, en essayant de convaincre le "citoyen lambda" que
le NPA est quand même "démocratiquement responsable", il faut montrer clairement qu'entre l'UMP et le FN il n'y a pas une barrière insurmontable et qu'au contraire ils défendent les même intérêts de classe (avec un discours parfois, et seulement parfois, différent); aussi bien les Le Pen et Cie. que l'UMP sont les ennemis jurés des travailleurs, mais il ne faut pas se leurrer : ni l'un ni l'autre sont des vrais fascistes. Il faut arrêter les conneries! Ou peut-être le NPA voulait que l'UMP préfère Olivier à Marine?

Pour mieux illustrer la situation, voici un joli discours du "démocrate" Chirac  de 1991 (d'ailleurs le facho qui a fait la vidéo nous offre en cadeau une citation de De Gaule très intéressante aussi): 

13.4.10

Partido Obrero: Non San(c)tos


Rafael Santos se asombra porque para nuestro partido existe un desafío de la hora que es “transformar todo conflicto obrero importante en una gran batalla de clase”. Para Santos esto es una “verdad de perogrullo” y una admisión de que para el PTS esto no estaba planteado, por ejemplo, en la crisis del 2001-2002 por un supuesto boicot al movimiento piquetero. En primer lugar, si es una “verdad de perogrullo” cabría preguntarse porque el PO no practica esta “santa” verdad en su práctica cotidiana. Para no ir muy lejos, en el conflicto de Kraft el aporte del PO estuvo lejos de incidir para que este conflicto se transformase en una “gran batalla de clase”. Su aporte fue mínimo, al contrario del papel que desempeñó el PTS no sólo por los militantes de esa fábrica, sino como partido de conjunto.  Es raro encontrar una persona que no practique ni siquiera sus propias “verdades de perogrullo”.
Santos dice que eso se podría haber hecho también en el 2001-2002 y nombra los casos de Zanón y Brukman, entre otros, y el rol jugado por el movimiento piquetero. Efectivamente, en ese momento no solo se podía, sino que se logró convertir a esas luchas en grandes batallas de clase, y el PTS jugó un papel clave para lograrlo.  El movimiento piquetero tuvo un importante rol en estas luchas, y si esto no se desarrolló más fue por el conservadurismo de las corrientes que pusieron su principal empeño en la organización de ese movimiento, como el PO que construyó una colateral partidaria cuyo norte no fue ligarse orgánicamente a los trabajadores ocupados ni dar una pelea seria por trabajo genuino, para lo cual hubiera sido una herramienta poderosa organizar un gran movimiento único de trabajadores desocupados, independiente del gobierno y la oposición patronal, con libertad de tendencias. Basta recordar que en el FFCC Roca el PO fue la corriente que se negó a participar de la lucha de los desocupados que lograron imponer el ingreso de decenas de compañeros en puestos de trabajo. De ese conservadurismo se desprende que no exista hoy una corriente clasista en las fábricas surgida de los miles de compañeros piqueteros que ingresaron a trabajar entre el 2003 y el 2007.  Por otro lado, Santos debería preguntarse porqué sus propios ejemplos, al menos los más notorios y conocidos para millones de personas en el país y el mundo, como Brukman y Zanón, contaron con un papel central por parte del PTS.  Esos fueron conflictos que se transformaron en grandes batallas de clase. Luego, con el gobierno K, las luchas obreras fueron mucho mas contenidas y los conflictos con radicalización fueron la excepción. En la gran lucha del Casino, frente a un fuerte ataque patronal, gubernamental y burocrático, el PTS jugó todas sus fuerzas, y es por eso que fueron procesados dirigentes de nuestro partido y abogados del CeProDH. Lo mismo sucedió en Mafissa. Es decir que para el PTS la posibilidad de convertir a cada lucha obrera en una gran batalla de clase es algo que no empieza hoy. Pero, lo que  estamos destacando es que la decadencia de ciclo kirchnerista, la crisis histórica de la burocracia y el desarrollo de un activismo obrero exige pelear para que, lo que ha sido una lamentable excepción en la práctica de la izquierda y de las corrientes que se dicen antiburocráticas, se generalice. De la batalla política y programática, y de esta práctica decidida en la lucha de clases, se forjarán las nuevas camadas de luchadores obreros y estudiantiles que permitirán construir un gran partido revolucionario. Con posiciones como la de Santos, el PO muestra que prefiere continuar con su cómoda rutina autocomplaciente.  
De la FUBA basta analizar un aspecto claramente burocrático de su práctica política: 8 años de conducción sin realizar un Congreso ordinario de la Federación en épocas de clases. Una “dirección” que teme encontrarse en un mismo sitio discutiendo, digamos con el 1% de los estudiantes de la UBA (unos 3000 estudiantes), lejos de ser ejemplo e inspiración revolucionaria, evidencia su intención de ocultar ante el movimiento estudiantil las “roscas” que terminan, como en el último Congreso, en acuerdos con corrientes burocráticas y sojeras como la CEPA/PCR e incluso de la centroizquierda. Un acuerdo indefendible ya que ni siquiera estuvo planteado el peligro concreto de perder frente a la Franja.
El compañero Santos se asombra también por una definición que debería ser de perogrullo: que las posiciones en la industria son más inestables por la dictadura patronal que en las dependencias estatales y los servicios donde el PO concentra su escasa participación entre los trabajadores. Por pensar así, dice Santos, al PTS el conflicto de Kraft “lo pilló en pelotas”.
Viendo la participación de cada corriente en ese conflicto histórico, deberíamos preguntarnos que hubiera pasado si nos encontraba “bien vestidos” y como podría definir Santos la situación en que fue pillado el PO cuando se topó con el conflicto industrial más importante en décadas... El tema es que el PO está enojado porque llegó mal y tarde al nuevo despertar de una franja de la clase obrera y ve esta realidad desde afuera. En vez de reconocer y corregir los errores a la luz de lo nuevo que emerge en el movimiento obrero, prefiere la comodidad rutinaria, que como siempre es acompañada con una ofuscación sectaria evidente ante los que estamos dispuestos a poner todas nuestras fuerzas para que los nuevos sectores de la vanguardia obrera y estudiantil saquen conclusiones revolucionarias de sus experiencias en la lucha de clases.

30.3.10

Cuba: PO y una postura democratizante

Fuente: LVO N° 367

El Partido Obrero (Prensa Obrera Nº1120) sienta su posición frente a la situación de los llamados “presos políticos” cubanos y las denuncias sobre el trato inhumano brindado por el régimen castrista. PO, criticando a los defensores del gobierno cubano, señala que “así como reclamamos la expulsión de los yankis de Guantánamo, la extradición a Cuba del gusano Posada Carriles y la libertad de los cinco presos cubanos en los Estados Unidos, también reclamamos la satisfacción de los reclamos de la huelga de hambre de Fariñas; para que en Cuba y en todo el mundo nadie sea condenado sin un debido proceso público; que las penas sean proporcionales a la gravedad del delito; que las cárceles cumplan condiciones mínimas de higiene y buen trato; por el derecho a la inspección humanitaria internacional de cualquier centro de detención (y de todo tipo de presos)”. Esta posición del PO mezcla consideraciones generales correctas –como las consignas contra el imperialismo y la denuncia de la burocracia- con una política democratizante, sin delimitación de clase: la de la intervención humanitaria internacional, que hasta ahora ha servido como excusa para la injerencia de las agencias internacionales del imperialismo en los asuntos internos de los países oprimidos. ¿A quién se refiere el PO cuando plantea la idea de intervención humanitaria internacional? ¿A las ONG’s con las que el imperialismo actúa civilmente antes de preparar sus intervenciones activas, como Human Rights Watch y otras? ¿A las organizaciones obreras y revolucionarias del mundo comprometidas en la defensa activa de los derechos humanos frente a la represión capitalista? No lo sabemos, ni el PO se molesta en aclararlo. Lo que si sabemos es que los olvidos son políticos.


La cuestión cubana

 
La posición del PO olvida el carácter de clase del Estado cubano, centrándose sólo en la forma brutal con que la burocracia ejerce su dominio.
Para los trotskistas el destino de la revolución cubana no es un tema menor. La revolución de 1959 dio origen al primer estado obrero –aunque deformado- de América Latina, y esta es una conquista que debe ser defendida por el movimiento de masas de nuestra América. Sin embargo, en Cuba, la expropiación de la burguesía y los terratenientes, no dio lugar a la formación y el gobierno de los consejos de obreros y campesinos y el pluripartidismo revolucionario, para ejercer el poder, como fue en la Rusia de los soviets en 1917, sino que el poder político quedó en manos de un partido ejército que con el tiempo se constituyó en una burocracia que impuso el régimen de partido único y la línea del “socialismo en un solo país”. Por este motivo el Estado obrero cubano tiene un carácter deformado desde su origen, es decir no revolucionario, ya que la burocracia actúa en defensa de su propia posición social, lo que va degradando las conquistas revolucionarias y las pone en peligro permanentemente. La actual emergencia de una oposición democrática burguesa en Cuba –que se nutre en gran parte con burócratas purgados del PCC- es consecuencia de la política castrista que ejerce una dictadura bonapartista. La política de apertura económica de la burocracia, amplió la brecha de la desigualdad social y generó un sordo descontento que se manifiesta en la apatía obrera frente al trabajo y la crítica cada vez mayor de distintos personajes ligados al régimen, al mismo tiempo que prosperan sectores privilegiados y en la propia burocracia, que preferirían liberarse del control estatal, dando pie al intento de los sectores activos de la oposición, como las Damas de Blanco, de explotar el descontento social para causar fisuras en el régimen. Uno de los referentes de la oposición en el exilio, Carlos Alberto Montaner , así lo expresa: “son muchos los funcionarios del régimen avergonzados por las tácticas represivas del gobierno, deseosos de enterrar de una vez un sistema decrépito (…) Los Castro están abocados a la clásica disyuntiva que suele sacudir a este tipo de régimen caudillista en la etapa final: o abren la mano y toleran que la sociedad exprese sus quejas y escoja sus preferencias paulatinamente, o reprimen con mayor severidad cualquier manifestación de inconformidad. Si eligen el primer camino, entran en un mundo imprevisible en el que a medio o largo plazo pudieran perder el poder, pero en el que también pueden evolucionar y transformarse en otra cosa más adecuada al mundo en que vivimos.” (http://www.firmaspress.com/a-086.htm)
La consigna de intervención humanitaria internacional que agita el PO cede a la campaña de “democracia para Cuba” del imperialismo (que chantajea con el bloqueo para imponer una “apertura política”) y es claramente compatible con los intereses de Obama, del capital extranjero y las fuerzas sociales y políticas que pujan por profundizar en la vía de la restauración del capital, porque les permitiría contar con una ayuda externa en su objetivo de presionar sobre una burocracia limitada por su posición histórica, política y económica para pasarse enteramente y sin crisis al campo de la restauración capitalista abierta.


 

Burocracia y restauración
 

En el Estado cubano la burocracia se presentó siempre como la guardiana de las conquistas de la revolución frente al imperialismo y el bloqueo. Por otro lado recurre a la represión política y el control social para disciplinar a las masas y sus organizaciones, lo que implica el ahogo de las libertades populares y la regimentación de las organizaciones obreras y campesinas. Con la llegada al poder de Raúl Castro, abrió expectativas sobre un relajamiento de las condiciones represivas y de control social. Esto era alentado por los aires de cambio en las relaciones cubano-norteamericanas de la administración Obama. Sin embargo, ni en la Casa Blanca se dio un giro en la posición sobre Cuba, ni Raúl Castro inició una reforma desde el régimen. El nuevo signo del bonapartismo burocrático se consolidó con la defenestración pública de la generación de reemplazo de la burocracia gobernante en las filas del PCC, que expresaban Felipe Pérez Roque y Carlos Lage, y por una profundización de las políticas aperturistas y pro-mercado de la burocracia dirigida fundamentalmente por el generalato de las Fuerzas Armadas Revolucionarias. La consecuencia de esta orientación se manifiesta en los llamados del gobierno a aumentar la productividad del trabajo, en el crecimiento exponencial de la corrupción estatal, en el malhumor social y en una lucha fraccional contenida en el seno del PCC, que hacen necesario el fortalecimiento preventivo de las formas policiales del régimen político que hoy sirven para reforzar el encuadramiento burocrático de los trabajadores y campesinos y que van a ser utilizadas abiertamente contra las masas en cuanto estas se pongan en movimiento.

 

Revolución y contrarrevolución
 

La definición de Cuba como Estado obrero es un punto de partida obligado para pensar la política de los marxistas. En la lucha y represión frente a la agresión imperialista defendemos el derecho de Cuba a enjuiciar y castigar a los agentes del imperialismo, sobre todo en situaciones de guerra civil o ataques militares. Sin embargo, ni aún en esos momentos donde la represión interna de los contrarrevolucionarios es una necesidad de primer orden, podemos permitir que el trato brindado a los enemigos de la revolución sea vejatorio e inhumano. El socialismo es la instauración a escala mundial de una sociedad donde desaparezcan las clases sociales y su producto histórico, el Estado, con sus fronteras, ejércitos, cárceles, manicomios y todas las instituciones de coerción sobre la sociedad. El Estado obrero establece un periodo de transición entre el capitalismo y el socialismo. Dar pasos en la construcción socialista implica un trato cualitativamente superior con los ciudadanos que quebrantan la ley revolucionaria, en la concepción de la pena y la recuperación social. Mucho más, tendría que ser así cuando no hay peligro de guerra civil o intervención militar extranjera. La utilización del “gulag”, el psiquiátrico y la tortura frente a la oposición política y el delito, es el método clásico de la burocracia stalinista que defiende sus propios privilegios, no sólo contra la presión imperialista, sino ante todo contra la base obrera y popular, no el de los revolucionarios socialistas.
En este sentido la defensa de la política castrista y los métodos stalinistas por parte de sus amigos internacionales, se inscribe dentro de la defensa de los intereses particulares de la burocracia de avanzar en sus medidas anti-socialistas y no de las conquistas de la revolución, que son debilitadas constantemente por el accionar de la camarilla gobernante. Nada han aprendido de la historia. El apoyo irrestricto de la dictadura stalinista y la defenestración de sus opositores no salvo a la URSS y los países del Este del capitalismo, solo sirvió hasta que la burocracia tomo ella misma ese camino en el ’89 (dicho sea de paso, sin cumplir con muchas de las promesas democráticas, como muestra el terrible régimen bonapartista de la Rusia actual).
Democracia burguesa y restauración El PO en todo su artículo no denuncia el carácter de la actual política imperialista. Peor, su consigna de una intervención humanitaria internacional, sirve como pívot de la injerencia imperialista que levanta hipócritamente la bandera de la democracia burguesa para restaurar el capitalismo en Cuba. Los que avasallaron los derechos nacionales de Irak y Afganistán, del pueblo de Vietnam, del propio pueblo cubano invadiendo Bahía Cochinos. Los que lanzaron bombas nucleares en Japón, los que promovieron las dictaduras sanguinarias de América latina y actualmente promueven al asesino Uribe y la dictadura hondureña, usan los derechos humanos y la democracia burguesa como una consigna colonizadora.

Revolución política o caricatura de revolución

Las dos fuerzas que hoy amenazan la continuidad de las conquistas revolución de 1959 son el imperialismo y la propia burocracia. PO rompe con una base de análisis marxista y con el programa de la revolución política, ubicándose como furgón de cola de la política del imperialismo yanqui y europeo y sus gobiernos títeres como Álvaro Uribe y Alan García. La denuncia del trato inhumano a los presos en Cuba y de la represión política para disciplinar a las masas, tiene que estar puesta al servicio de generar una oposición revolucionaria y antiimperialista, es decir socialista, a la burocracia castrista.
La libertad de los presos políticos cubanos que no estuvieron vinculados a actos de terrorismo o apadrinados por la CIA, sin ningún tipo de solidaridad con sus posiciones políticas, es una demanda elemental contra los abusos de la burocracia. Por comisiones obreras y campesinas independientes para revisar caso, por caso.
El programa de la revolución política es la única vía de plantear la defensa de las conquistas de 1959 mediante la lucha contra el bloqueo y las amenazas imperialistas, contra las políticas represivas y los privilegios de la burocracia y los nuevos ricos, exigiendo la revisión de todo el plan económico bajo control de los obreros y campesinos y las más amplias libertades democráticas y políticas para las masas y para todos los partidos que defiendan las conquistas de la revolución de 1959, impulsando la creación de organizaciones independiente de las masas y su movilización revolucionaria en defensa de las conquistas y derechos populares. Se trata de oponer a las dos políticas que empujan las fuerzas de la restauración, la burocracia y el imperialismo, la regeneración del estado obrero mediante la instauración del poder de los consejos obreros y campesinos, donde tengan libertad los partidos que defiendan la revolución.

9.11.09

A paz não brota da fome, da polícia e do capitalismo com suas misérias e horrores


Por Vinícius Pena, do Rio de Janeiro
Gentileza: Palavra Operaria N° 63


De onde provem a violência, quem a promove e quem pode garantir o seu fim?

A nova onda de violência no Rio de Janeiro acentua o medo da população carioca. As intervenções policiais nos morros e os tiroteios diários com traficantes que terminam com vítimas em sua grande maioria ditas “suspeitas” e civis provenientes das balas perdidas do confronto entre policiais e traficantes (ainda que as poucas perícias constatam que a maioria das mortes provêm das armas policiais), têm perturbado, de diferentes formas e intensidade, o já violento cotidiano do carioca, transformando o ambiente de suposta festa da escolha Olímpica. As medidas ditas de segurança de Paes e Cabral, apoiadas pelo Governo Federal tentam se aproveitar da sensação de medo e insegurança que se aprofundam para obter maior apoio e respaldo as suas políticas de criminalização da pobreza, promovendo através das “mãos fortes” dos governos e da polícia a busca para uma solução da violência. Lula e Cabral aproveitaram o incidente da queda do helicóptero da PM para acelerar o processo de intervenção nos morros como forma não só de limpar o Rio para a “festa” olímpica e a Copa do Mundo, mas também para garantir seu projeto de desenvolvimento do Rio e enriquecimento de grandes empresários investidores, a custa e uma superexploração dos trabalhadores, em grande parte, moradores dos morros e favelas. Essas tentativas demagógicas com base em uma política do medo, tentam ocultar que a violência que buscam combater é em grande parte criada pelos mesmos supostos “pacificadores”.

Polícia e governos capazes de combater a violência?

As recentes investidas policiais nos morros e favelas da zona norte, subúrbio e região metropolitana demonstram que as chamadas políticas de segurança continuam sua prática de “subir no morro e deixar corpos no chão”, tal qual anuncia o canto de guerra do BOPE, comprovados pelas estatísticas da semana. No entanto, a continuidade dessa política tem se combinado com um maior investimento nas Unidades de Polícia Pacificadoras (UPP), que consiste em ocupações permanentes da polícia no morro, com controle militar sobre o cotidiano dos moradores. Proibições de festas da juventude, reuniões, livre circulação, e imposições inúmeras sobre o comportamento dos moradores, revistas e humilhações policiais constantes. Com a ajuda da mídia, em especial O Globo, que dedicou uma séria de reportagens , busca-se mascarar o projeto, vendendo a idéia de uma polícia cidadã que contribui para o fim da violência e a civilização da “bárbara favela”. A tentativa de pintar a realidade do projeto de “segurança” do governo de rosa buscando apoio da opinião pública não sobrepõe o sangue vermelho dos pobres e negros que continua escorrendo. A polícia que tentam passar como humanizada ao amarrar o cadarço do menino do morro ou ao conversar com a comunidade, é a mesma polícia que está entre as que mais matam no mundo. A mesma polícia que invadiu no dia 22/10 uma casa na comunidade Cachoeirinha e agrediu um jovem de 18 anos, com socos e pontapés, tendo depois o sufocado com um saco plástico, em cena semelhante à que ficou famosa no filme Tropa de elite . Ou ainda, a mesma polícia que se recusou a socorrer uma vítima de latrocínio e roubou os próprios assaltantes enquanto a vítima agonizava até a morte. Entre os policiais estava um Capitão, responsável pelo policiamento do centro da cidade. Philip Alston, enviado da ONU para realizar um relatório sobre violência no Brasil aponta que os dados no Rio de Janeiro aproximam-se dos de Pernambuco, onde o Ministério Público estima que mais de 70% de todos os assassinatos tem ligações com a polícia e os grupos de extermínio.No auge da demagogia da polícia cidadã, essa se fez valer por 269 mortes em “autos de resistência” em 3 meses . O histórico recente da polícia por si só comprova que toda a estrutura da instituição é podre, e esta é servente a seus propósitos. Como afirma o Le Monde, “em dez anos, mais de 1.700 policiais foram expulsos da corporação” , entre esses, componentes de grupos de extermínio, milícias, práticas de favorecimento e de ligação com o tráfico, além de denúncias de numerosos casos de estupros, torturas e grupos envolvendo membros do próprio Estado, como no caso do ex-chefe de Polícia Civil, Álvaro Lins , e seus esquemas de lavagem de dinheiro e formação de quadrilha, demonstração cabal de que não é o “aviãozinho” de chinelo e bermuda que morre diariamente que lucra de fato com o tráfico, e sim os representantes da “alta sociedade”, setores do Estado e da suas instituições que se propõem sinicamente a combater a violência. A burguesia, com seus heróis policiais, é incapaz de resolver a violência, tanto por ser a principal impulsionadora desta, seja na miséria que seu sistema proporciona, seja diretamente através da polícia, quanto pela funcionalidade da violência ao seu sistema de exploração.

Por uma resposta dos trabalhadores

Os trabalhadores, o povo pobre e todos que sofrem com a violência nada podem esperar da burguesia e de suas instituições como a polícia, pois quem tem o sangue dos moradores pobres e negros dos morros e favelas em suas mãos, não pode propiciar a paz. O capitalismo só pode oferecer mais violência e medo. Somente os trabalhadores podem oferecer uma real saída para a violência. A polícia, instituição existente para garantir a inviolabilidade da propriedade privada e do status quo, não pode ser reformada, nem humanizada a serviço dos trabalhadores, tendo necessariamente que ser abolida e substituída pelos próprios trabalhadores armados, garantindo sua própria segurança através de comitês de auto-defesa junto a seus sindicatos, associações de moradores e movimentos populares. A extinção da polícia combinada com um programa de distribuição de todas as horas de trabalho para que não haja desemprego, aumento do salário mínimo de acordo com os R$ 2.000 estabelecidos pelo DIEESE, verdadeiros programas populares de moradias, educação e saúde, financiados por impostos progressivos às grandes fortunas, juntamente com as verbas provenientes do não pagamento das divida externa e interna, é a única e real forma de combater a violência, programa que só pode ser levado à frente pelos trabalhadores em aliança com os setores oprimidos contrapondo a anarquia da miséria capitalista com uma organização racional e planificada da economia. Chamamos todos partidos e organizações políticas e sociais que se colocam como operárias, populares e revolucionárias que se superem as notas de repúdio e coloquem ativamente para erguer uma grande campanha contra a ofensiva policial e ao massacre da população pobre e negra dos morros, desde os locais de trabalho, dos sindicatos, das universidades e colégios, através das entidades estudantis, coloque-se ativamente em defesa ativa dos moradores dos morros e favelas.


BOX: Último Momento: Tortura em cadeias de SC

No fechamento desta edição vieram a público as denúncias e imagens da brutalidade da polícia catarinense contra presos em absurdas cenas de tortura. Em todo país enquanto milhares são massacrados todos os ano nos morros e favelas nos chamados “autos de resistência”, outros milhares são submetidos a humilhações, torturas e assassinatos nas cadeias em vários pequenos e diários Carandirus. Enquanto isto os policiais assassinos e torturadores seguem impunes, os torturadores, os financiadores e beneficiários da ditadura militar seguem impunes e até o direito à verdade e memória é negado, a abertura dos arquivos da ditadura são negados pelo governo Lula tal como eram no governo FHC. Exigimos a punição de todos os envolvidos começando pelos diretores das cadeias e o alto mando do sistema prisional e policial catarinense. Chamamos todas organizações operárias, populares e democráticas a denunciarem este fato, lutar pela punição dos envolvidos e pelo fim da polícia e do sistema prisional feito para humilhar, espancar e matar trabalhadores e pobres.






21.9.09

"Tropa de Elite" da burguesia contra os trabalhadores e os negros

Por Guto Rivera, 9/11/07.

Gentileza: LER-QI


É impressionante como se criam "heróis" nesse país. Na verdade, poucos lugares hoje seriam mais férteis para o surgimento de um "Salvador da Pátria" do que o Brasil, que vive uma situação marcada pela frustração crescente das massas com os partidos e políticos dominantes. Nada mais trágico do que uma farsa democrática revelada como um mar de lama de corrupção e caos capitalista, desde a terra, subindo pelos morros, até os céus.

Tropa de Elite é o "filme do ano", em que José Padilha sai como grande diretor e Vagner Moura, estrelando o Capitão do Mato – quer dizer, "Capitão Nascimento" – é aclamado como o novo namoradinho do Brasil. O filme que na sua divulgação diz-se o mais realista de todos, faz na prática uma propaganda nua e crua do que os poderosos do país entendem como uma saída "possível" para a situação de calamidade pública e guerra aberta nas favelas. Propõe, na verdade, uma saída proto-fascista ao mostrar "simplesmente a visão de um policial", como diz "inocentemente" o Sr. Padilha. Apaga a vida dos jovens, negros e trabalhadores que moram lá e que "por sorte" não encontram uma dessas balas "perdidas".

Na polarização parcial que mostra, entre policiais e traficantes, o morador autêntico do morro aparece em geral como cúmplice do tráfico, e no "melhor" dos casos como um cego no meio do tiroteio, a exemplo do personagem que é ajudado pelo policial "de boa alma", um menino com deficiência visual que recebe uns óculos de presente. Será essa uma metáfora apelativa, onde os agentes do Estado querem oferecer uma "visão melhor" aos favelados? O fato é que para Padilha e seu filme, os verdadeiros heróis vestem o uniforme escuro com a caveira, adotando a tortura do "saco" para qualquer "vagabundo", que se não é do próprio movimento, é cúmplice. Na guerra particular do Capitão Nascimento não existem inocentes e o inimigo pode ser um trabalhador, negro ou pobre qualquer que saiba do paradeiro do chefe traficante. Não passa pelo filme o verdadeiro conteúdo da guerra porque não mostra o verdadeiro chefe do tráfico, aquele de paletó e gravata ou de farda condecorada financia diretamente o contrabando de armas e drogas que devem cruzar regularmente as fronteiras do país.

Mostrar que a polícia “convencional” se corrompe vendendo armas e até drogas apreendidas para os traficantes não é muita novidade. Difícil seria trazer ao conhecimento público a verdade do tráfico com a burguesia, seus representantes políticos e sua polícia, e ainda assim receber milhões e milhões para fazer um filme. É oportunista e cômodo para burguesia, seu Estado, e para a polícia – que salvaguarda seus interesses de classe – dizer que o consumo é o que faz existir o tráfico, e não mostrar que esse responde à sede de lucro fácil e a todo custo, dos mesmos capitalistas que fazem do narcotráfico uma grande empresa, ou o utilizam como um macabro caixa-dois.

Contraditoriamente, o Capitão Nascimento encarna um herói para os pais da própria classe média que vive nos condomínios cercados por morros e favelas e que temem pelos seus filhos encontrarem uma bala perdida na esquina. A solução é ficar com o filão da grana que jorra do tráfico ao passo que tenta varrer com vassouras de aço os dejetos dessa indústria ilegal. Ao se utilizar de um personagem como o André Matias, que além de policial “honesto” encarna um jovem negro, o diretor faz um apelo aos setores mais oprimidos para que “compreendam” a política repressiva do Estado. Não à-toa, já que o que se vê é que as pilhas de corpos são corpos negros, e será difícil convencer um só negro que sinta na pele o racismo da polícia!

O filme cria uma polarização entre os negros e a classe média, limpando a barra da burguesia, essa sim historicamente racista, ao não opor ambos setores aos verdadeiros “Senhores do tráfico”. Em sua manipulação consciente o filme cria uma massa crítica que deve: 1) condenar a “banda podre” da polícia; 2) condenar moralmente o uso de drogas; 3) colaborar com a política de segurança pública que “suba a favela pra deixar corpo no chão”.

No entanto, se para setores da classe média é mais fácil vender esse peixe, para a juventude, trabalhadores e negros que moram na favela é quase como pedir que assinem a própria sentença de morte. Os que vivem a experiência cotidiana das incursões policias – em especial a subida do Caveirão – à porta de suas casas, sabem que o buraco é mais embaixo, sabem que os homens de farda há tempos se tornaram os verdadeiros carrascos dos favelados. As palavras BOPE, repressão e ocupação causam muito mais terror que qualquer “chefe” ou “movimento”. Nesse sentido, o Capitão Nascimento pode virar fantasia de carnaval para gringo ver, mas parafraseando a fala do filme, os homens de preto “nunca serão” heróis do povo.

Há ainda um debate que devemos travar com os setores da classe operária e da juventude que têm assistido ao filme e passado a discutir o tema. É que para resolver a questão da violência urbana, bem como dar uma saída verdadeira à podridão dessa democracia para ricos, só mesmo confiando nas próprias forças, na organização e luta dos próprios trabalhadores. Somente organizando e mobilizando a classe trabalhadora para que lute para acabar completamente com o desemprego e para que todos tenham trabalho, para que nossos filhos tenham moradias, escolas e hospitais, poderemos pensar realmente em acabar com a violência. E isso só será possível com uma luta encarniçada contra a burguesia e suas “Tropas de Elite”.

As tropas de elite da burguesia, a exemplo do BOPE, são na verdade bandos de extermínio que atuam legalmente. Grupos estes que surgiram já na década de 50 e se proliferaram enormemente durante a ditadura militar na “caça aos comunistas”. Hoje esses grupos de operações especiais da polícia militar e civil têm como alvos do gatilho fácil os jovens e trabalhadores que moram na favela, em sua maioria negros. Amanhã servirá como órgão de repressão que esmague sistematicamente as organizações da classe operária que lutem abertamente contra os lucros dos patrões e a propriedade privada. É preciso que a vanguarda consciente dos trabalhadores defenda e eduque os mais amplos setores da necessidade de dissolver a polícia e todos os seus “grupos especiais”, que existem para defender a propriedade privada dos capitalistas e perseguir, reprimir e matar os que lutam, a classe trabalhadora e o povo pobre. Está em nossas mãos impor pela mobilização nas fábricas, nos bairros, nas ruas que a polícia desocupe nossos lares, que parem imediatamente de assassinar e torturar nossos jovens. Para defender nossa juventude trabalhadora, e os negros em particular, lutemos contra as chacinas e execuções feitas pelos policiais oficiais ou seus bandos armados, suas milícias. Esta luta deve ser combinada com a exigência aos sindicatos, centrais sindicais e partidos que dizem defender a classe trabalhadora, reivindiquem o legítimo direito de auto-defesa, começando por organizá-la. Juízo e castigo a todos os responsáveis materiais e intelectuais por esses assassinatos. Prisão e confisco dos bens de todos os políticos, empresários e policiais envolvidos nesses massacres.

A grande conclusão que devemos tirar é que, a despeito do mea culpa que diretor, atores e produtores façam, o filme BOPE é feito por encomenda de certos setores burgueses arqui-reacionários que idealizam no Capitão Nascimento o herói de uma nação dirigida por uma classe dominante falida. Tenta criar modismos por meio do carisma e personalidade marcante de seu personagem principal, interpretado por Vagner Moura, para que a massa assimile e desta forma torne banal o genocídio, a tortura e os métodos usados pelo Estado e regime burguês para resolver os problemas que ele mesmo cria como uma maquina mortífera que não cessa nunca.