Aujourd’hui, encore un jour de confinement. Il fait beau. J’ai
beaucoup de haine en moi. Il fait beau et ça souvent me fait penser à de belles
choses et à la misère aussi. J’ai tellement de haine en moi. Pensons aux beaux
endroits. Pensons aux belles personnes. La haine me fait mal tellement elle
veut sortir de moi. Je me souviens de la brise agréable sous un arbre. Ce jour
me fait penser à ça. Je me souviens. Même si ici il fait froid sous tous ses
aspects. Tant de haine en moi. J’ai envie de chanter. J’ai envie que cette
haine s’exprime comme ça. Faire beauté avec tant de haine en moi. Je me
souviens de ces mélodies, que je veux. Arrache la haine si abondante en moi. Je
me souviens de ces odeurs et de ces saveurs qu’aujourd’hui la haine ne me
laisse plus sentir. Arrachez cette haine en moi. Les mélodies des soleils à l’ombre,
aux saveurs qui remplissent un odorat qui a du flair de futur où la haine sera écrasée
par ce bonheur de musique grecque…
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24.3.20
25.12.17
A un an du « dernier Noël » de George Michael
Il
y a un an le chanteur britannique-chypriote George Michael s’éteignait.
Comme le nom de l’une de ses chansons, ce 25 décembre 2016 était son «
last Christmas ». Une perte importante pour la musique mondiale. Une
grande voix, un compositeur de premier ordre qui s’en est allé trop
vite. Nous partageons ici quelques unes de ses magnifiques chansons.
20.11.17
Murió Daniel Viglietti. Voz, poesía y compromiso
Milonga de andar
lejos. Y es de
andar lejos que uno a veces se entera con retraso. Y es con retraso que me
enteré de la triste noticia de la muerte del enorme cantante uruguayo Daniel
Viglietti. Fue el último 30 de octubre.
Philippe Alcoy
8.9.17
Le jour où le temps ne sera plus...
Et le jour arrivera où l'on vivra sans même savoir quel jour il est.
Où l'on regardera le calendrier comme on regarde l'heure sur une montre, pour se situer dans le temps.
Où un passant nous arrêtera dans la rue pour nous demander quel jour on est.
Où il n'y aura pas de jour pour l'amour, ni pour la fête, ni pour l'art, ni pour profiter de la vie et de ce monde merveilleux.
Où aller travailler ne sera pas un cauchemar et sera aussi plaisant que s'amuser.
Ce jour-là on pourra dire qu'on est vivant.
Ce jour-là le capitalisme ne sera plus, peut-être depuis longtemps.
Ce jour-là, sera peut-être une semaine, une nuit ou peut-être juste un instant. On ne le saura pas. Car le temps ne sera plus... Le temps ne sera plus ce qu'il est, ce qu'il était : l'oppression quantifiée.
Ce jour-là on aura le temps de vivre.
Où l'on regardera le calendrier comme on regarde l'heure sur une montre, pour se situer dans le temps.
Où un passant nous arrêtera dans la rue pour nous demander quel jour on est.
Où il n'y aura pas de jour pour l'amour, ni pour la fête, ni pour l'art, ni pour profiter de la vie et de ce monde merveilleux.
Où aller travailler ne sera pas un cauchemar et sera aussi plaisant que s'amuser.
Ce jour-là on pourra dire qu'on est vivant.
Ce jour-là le capitalisme ne sera plus, peut-être depuis longtemps.
Ce jour-là, sera peut-être une semaine, une nuit ou peut-être juste un instant. On ne le saura pas. Car le temps ne sera plus... Le temps ne sera plus ce qu'il est, ce qu'il était : l'oppression quantifiée.
Ce jour-là on aura le temps de vivre.
En attendant, cette beauté de chanson...
9.5.16
Uma dança...
Elis Regina, "Dois pra la, dois pra ca"
Sentindo frio em minha alma
Te convidei pra dançar
A tua voz me acalmava
São dois pra lá, dois pra cá
Te convidei pra dançar
A tua voz me acalmava
São dois pra lá, dois pra cá
Meu coração traiçoeiro
Batia mais que o bongô
Tremia mais que as maracas
Descompassado de amor
Batia mais que o bongô
Tremia mais que as maracas
Descompassado de amor
Minha cabeça rodando
Rodava mais que os casais
O teu perfume gardenia
E não me perguntes mais
Rodava mais que os casais
O teu perfume gardenia
E não me perguntes mais
A tua mão no pescoço
As tuas costas macias
Por quanto tempo rondaram
As minhas noites vazias
As tuas costas macias
Por quanto tempo rondaram
As minhas noites vazias
No dedo um falso brilhante
Brincos iguais ao colar
E a ponta de um torturante band aid no calcanhar
Brincos iguais ao colar
E a ponta de um torturante band aid no calcanhar
Eu hoje me embriagando
De uisque com guaraná
Ouvi tua voz murmurando
São dois pra lá, dois pra cá
Dejaste abandonada la ilusión Que había en mi corazon por ti
De uisque com guaraná
Ouvi tua voz murmurando
São dois pra lá, dois pra cá
Dejaste abandonada la ilusión Que había en mi corazon por ti
17.3.16
Interview. Dubioza Kolektiv: Singing the Bosnian Reality
Interviewed by Philippe Alcoy
We interviewed the members of Bosnian music band Dubioza Kolektiv,
who describe in their words Bosnian society and the post-socialist
Balkans after the dissolution of Yugoslavia – a reality of corruption,
unemployment, criminal privatization and mass emigration. The band
paints this picture with uncontained energy that has led to their
widespread popularity especially among young people in all former
Yugoslav republics.
11.3.16
Interview. Dubioza Kolektiv, le groupe qui chante la réalité de la Bosnie et des Balkans post-socialistes
Propos recueillis par Philippe Alcoy
Nous avons interviewé les membres du groupe de musique bosnien
Dubioza Kolektiv qui à leur façon décrivent la société bosnienne après
la dislocation de l’ex Yougoslavie, faite de corruption, chômage,
privatisations criminelles, émigration. Le tout avec beaucoup d’énergie
et de bonne humeur, ce qui leur a permis de devenir populaires dans tous
les pays issus de la Yougoslavie, et notamment parmi les jeunes.
22.2.16
Hladno Pivo : quand le hard-rock croate chante le drame des privatisations et des fermetures d’usines
Philippe Alcoy
En Europe de l’Est le processus de restauration du capitalisme initié
au début des années 1990 a entrainé un lot de destruction de postes de
travail, de privatisations et de fermetures d’entreprises. A sa manière
le groupe musique croate Hladno Pivo exprime cette réalité à travers de
sa chanson « Fima », parue en avril 2015.
3.2.16
Le cri ironique de Captain Simard : « Vive la France ! C’est l’état d’urgence »
« Je voudrais qu’on ait une pensée pour les victimes des attentats
et puis je voudrais aussi qu’on ait une pensée pour les victimes des
flics, qui sont en train de manifester en ce moment même contre l’état
d’urgence ». C’est avec ces mots que Captain Simard
commence sa nouvelle chanson « Vive la France ! C’est l’état
d’urgence », remplie d’ironies et de dénonciations des conséquences du
tournant sécuritaire du gouvernement.
6.9.15
La réalité des migrants en huit chansons
Philippe Alcoy
Publié le 4 septembre 2015
Source: Révolution Permanente
Au milieu d’une situation très grave pour des
milliers de nos frères et sœurs d’ailleurs, nous exprimons notre
solidarité internationaliste à travers différentes chansons dont les
paroles évoquent d’une façon ou d’une autre les conditions de vie et la
réalité de ces migrants tentant d’arriver en Europe. La liste de
chansons présentée ci-dessous est heureusement très loin d’être
exhaustive. Il s’agit pour nous aussi de rendre hommage à tous ceux et
celles qui ont perdu leur vie dans leur voyage vers l’Europe mais aussi à
tous ceux et celles qui se battent contre l’oppression raciste et
xénophobe au quotidien sur le continent européen mais aussi dans leurs
pays d’origine.
9.12.14
Olivier
Olivier, ancien commis de cuisine (entre autres), actuellement SDF du très bourgeois 6e arrondissement de Paris.
A quelques pas d'ambassades, consulats, de l'ultra élitiste Science Po Paris, au milieu d'appartements de luxe, il est connu des voisins, des étudiants et des salariés du quartier. Barbarie capitaliste qui nous pousse à la "naturalisation" de la misère. Etres humains devenus choses, "partie du paysage".
A quelques pas d'ambassades, consulats, de l'ultra élitiste Science Po Paris, au milieu d'appartements de luxe, il est connu des voisins, des étudiants et des salariés du quartier. Barbarie capitaliste qui nous pousse à la "naturalisation" de la misère. Etres humains devenus choses, "partie du paysage".
Aux idées pas très à gauche, un jour pourtant il me fait part de sa tristesse par l'assassinat d'un étudiant de Science Po qu'il croisait souvent. Il s'agissait de Clément Méric, jeune militant syndicaliste et antifasciste assassiné par un militant/proche d'un groupuscule d'extrême-droite.
Il y a ceux et celles que l'on regarde sans voir, que l'on observe parfois. Mais ceux-là nous observent aussi...
Le chanteur uruguayen Daniel Viglietti dit dans "Milonga de andar lejos" la chose suivante:
"Qu'elle est loin ma terre,
Et pourtant qu’est-ce qu’elle est proche
Ou est-ce qu’il existe un territoire
Où les sangs se mélangent.
Tant de distance et de chemin,
Tant de drapeaux différents,
Et la pauvreté est la même,
Les même Hommes attendent…"
En espagnol:
"Qué lejos está mi tierra
Y, sin embargo, qué cerca
o es que existe un territorio
donde las sangres se mezclan.
Tanta distancia y camino,
tan diferentes banderas
y la pobreza es la misma
los mismos hombres esperan."
24.6.12
Jessier Quirino - Secas de março
Letra:
É pau, é pedra, é o fim do caminho
É um metro, é uma légua, é um pobre burrinho
É um caco de vida, é a vida, é o sol
É a dor, é a morte, junto com o arrebol
É galho de jurema, é um pé de poeira
Cai já, bambeia, é do boi a caveira
É pé de macambira invadindo a cocheira
É vaqueiro morrendo, é a reza brejeira
É angico, é facheiro, é aquela canseira
É farelo, é um cisco, é um resto de feira
É a fome na porta, é um queira ou não queira
Na seca de março, é a fuga estradeira
É o pé, é o chão, é a terra assadeira
É o menino na mão, e mais dez na traseira
É um Deus lá no céu, Padre Ciço no chão
É romeiro rezando dentro de um caminhão
É um filho disposto partindo sozinho
No sul com a esperança, é um novo caminho
É o pai fatigado, é a mãe a lutar
É a cacimba distante, é a lata a pingar
É carcaça de bicho, é o mandacaru
É o mau cheiro chegando, é o vôo do urubu
É barriga de vento, é o corpo na rede
É anjinho morrendo, é a sede, é a sede
É o canto agourento daquela acauã
É o vôo da asa-branca no sol da manhã
É a seca de março torrando o sertão
É promessa de vida, é a nova eleição
É doutor deputado, é doutor coroné
É um pão, é uma feira, é um remédio no pé
É um poço, é uma pipa, é um cantor, é uma fã
É a troca e o troco, é depois de amanhã
É a seca de março torrando o sertão
É a promessa devida da outra eleição
É a seca de março torrando o sertão
É a promessa devida da outra eleição
É pau, é pedra, é o fim do caminho.
É um metro, é uma légua, é um pobre burrinho
É um caco de vida, é a vida, é o sol
É a dor, é a morte, junto com o arrebol
É galho de jurema, é um pé de poeira
Cai já, bambeia, é do boi a caveira
É pé de macambira invadindo a cocheira
É vaqueiro morrendo, é a reza brejeira
É angico, é facheiro, é aquela canseira
É farelo, é um cisco, é um resto de feira
É a fome na porta, é um queira ou não queira
Na seca de março, é a fuga estradeira
É o pé, é o chão, é a terra assadeira
É o menino na mão, e mais dez na traseira
É um Deus lá no céu, Padre Ciço no chão
É romeiro rezando dentro de um caminhão
É um filho disposto partindo sozinho
No sul com a esperança, é um novo caminho
É o pai fatigado, é a mãe a lutar
É a cacimba distante, é a lata a pingar
É carcaça de bicho, é o mandacaru
É o mau cheiro chegando, é o vôo do urubu
É barriga de vento, é o corpo na rede
É anjinho morrendo, é a sede, é a sede
É o canto agourento daquela acauã
É o vôo da asa-branca no sol da manhã
É a seca de março torrando o sertão
É promessa de vida, é a nova eleição
É doutor deputado, é doutor coroné
É um pão, é uma feira, é um remédio no pé
É um poço, é uma pipa, é um cantor, é uma fã
É a troca e o troco, é depois de amanhã
É a seca de março torrando o sertão
É a promessa devida da outra eleição
É a seca de março torrando o sertão
É a promessa devida da outra eleição
É pau, é pedra, é o fim do caminho.
19.5.12
Reagge et Socialisme! Pour une Jamaïque ouvrière et socialiste!
Bob Marley - Revolution
Revelation reveals the truth - revelation.
(revolution, revolution, revolution - oooo-doo-doo-doo-doo)
(revolution - oooo-doo-doo-doo-doo)
It takes a revolution (revolution) to make a solution;
(doo-doo-doo-doo)
Too much confusion (aaa-aaah), so much frustration, eh!
I don't wanna live in the park (live in the park);
Can't trust no shadows after dark (shadows after dark), yeah-eh!
So, my friend, I wish that you could see,
Like a bird in the tree, the prisoners must be free, yeah! (free)
Never make a politician (aaa-aaah) grant you a favour;
(doo-doo-doo-doo)
They will always want (aaa-aaah) to control you forever, eh!
(forever, forever)
So if a fire make it bun (make e bun, make e bun)
And if a blood make e run (make e run, run, run),
Rasta de 'pon top (aaa-aaah), can't you see? (doo-doo-doo-doo)
So you can't predict the flop. Eh-eh! (doo-doo-doo-doo)
We got lightning (lightning), thunder (thunder),
brimstone (brimstone) and fire - fire (fire, fire);
Lightning (lightning), thunder (thunder),
brr-brimstone (brimstone) and fire - fiyah - fire - fiyah!
(fire, fire)
Kill, cramp and paralyze all weakheart conception;
(aaa-aaah, doo-doo-doo-doo)
Wipe them out of creation (creation), yeah-eah! (creation)
Wa-Jah, Jah, Jah! Wa-Jah, Jah, Jah! (creation)
Wa-Jah, Jah, Jah! (creation)
Oh! Let i'es is i'es (i'es), in i'es is black (i'es),
In i'es is red (i'es), in i'es is dread.
Let righteousness cover the earth
Like the water (aaa-aaah) cover the sea, yeah! Yeah!
Lightning (lightning), doo-doo-doo (thunder),
doo-doo-doo (brimstone), doo-doo-doo (fire, fire);
A lightning (lightning), thunder (thunder),
brimstone (brimstone) and fire.
(revolution, revolution, revolution - oooo-doo-doo-doo-doo)
(revolution - oooo-doo-doo-doo-doo)
It takes a revolution (revolution) to make a solution;
(doo-doo-doo-doo)
Too much confusion (aaa-aaah), so much frustration, eh!
I don't wanna live in the park (live in the park);
Can't trust no shadows after dark (shadows after dark), yeah-eh!
So, my friend, I wish that you could see,
Like a bird in the tree, the prisoners must be free, yeah! (free)
Never make a politician (aaa-aaah) grant you a favour;
(doo-doo-doo-doo)
They will always want (aaa-aaah) to control you forever, eh!
(forever, forever)
So if a fire make it bun (make e bun, make e bun)
And if a blood make e run (make e run, run, run),
Rasta de 'pon top (aaa-aaah), can't you see? (doo-doo-doo-doo)
So you can't predict the flop. Eh-eh! (doo-doo-doo-doo)
We got lightning (lightning), thunder (thunder),
brimstone (brimstone) and fire - fire (fire, fire);
Lightning (lightning), thunder (thunder),
brr-brimstone (brimstone) and fire - fiyah - fire - fiyah!
(fire, fire)
Kill, cramp and paralyze all weakheart conception;
(aaa-aaah, doo-doo-doo-doo)
Wipe them out of creation (creation), yeah-eah! (creation)
Wa-Jah, Jah, Jah! Wa-Jah, Jah, Jah! (creation)
Wa-Jah, Jah, Jah! (creation)
Oh! Let i'es is i'es (i'es), in i'es is black (i'es),
In i'es is red (i'es), in i'es is dread.
Let righteousness cover the earth
Like the water (aaa-aaah) cover the sea, yeah! Yeah!
Lightning (lightning), doo-doo-doo (thunder),
doo-doo-doo (brimstone), doo-doo-doo (fire, fire);
A lightning (lightning), thunder (thunder),
brimstone (brimstone) and fire.
3.3.12
Dubioza Kolektiv - Kokuz
Tekstovi/Lyrics/Letras/Paroles
Zbog svjetske krize
nemam za rizle
nemam ni gandze, aman
bas bi mi sjelo, taman
(nemam gandje, aman)
Zasto, u ovoj vukojebini
sam ja odrast'o
gdje ne smijes reci
da si drugaciji, glasno
i zasto, ovdje oduvijek je bio, zastoj
ja ne razumijem to
Kako, da ovdje nikad nikom
nista nije jasno
i sad nam je i gore nego ikad
da smo na vrijeme mislili
sad ne bi bilo kasno
ja ne razumijem to
Ref.
Nemam para, daj posudi
il' mi zirant, makar budi
steglo brate, sa svih strana
trebam pomoc od jarana
Banka nece kredit dati
pustit ce me, da se patim
skupa struja, skupa hrana
kirija od stana
Kako, da ne vozim ja krntiju
vec nesto bijesno
iskrivio sam ledja, sjediste je tijesno
a klima je Toshiba, nemam staklo desno
kako da promijenim to
Ref.
Ja sam kokuz, bekrija
marka mi, k'o tepsija
Zbog svjetske krize
nemam za rizle
nemam ni gandje, aman
bas bi mi sjelo, taman
(4x)
10.9.11
Luis Gonzaga - A TRISTE PARTIDA
Letra:
Meu Deus, meu Deus
Setembro passou
Outubro e Novembro
Já tamo em Dezembro
Meu Deus, que é de nós,
Meu Deus, meu Deus
Assim fala o pobre
Do seco Nordeste
Com medo da peste
Da fome feroz
Ai, ai, ai, ai
A treze do mês
Ele fez experiênça
Perdeu sua crença
Nas pedras de sal,
Meu Deus, meu Deus
Mas noutra esperança
Com gosto se agarra
Pensando na barra
Do alegre Natal
Ai, ai, ai, ai
Rompeu-se o Natal
Porém barra não veio
O sol bem vermeio
Nasceu muito além
Meu Deus, meu Deus
Na copa da mata
Buzina a cigarra
Ninguém vê a barra
Pois barra não tem
Ai, ai, ai, ai
Sem chuva na terra
Descamba Janeiro,
Depois fevereiro
E o mesmo verão
Meu Deus, meu Deus
Entonce o nortista
Pensando consigo
Diz: "isso é castigo
não chove mais não"
Ai, ai, ai, ai
Apela pra Março
Que é o mês preferido
Do santo querido
Sinhô São José
Meu Deus, meu Deus
Mas nada de chuva
Tá tudo sem jeito
Lhe foge do peito
O resto da fé
Ai, ai, ai, ai
Agora pensando
Ele segue outra tria
Chamando a famia
Começa a dizer
Meu Deus, meu Deus
Eu vendo meu burro
Meu jegue e o cavalo
Nóis vamo a São Paulo
Viver ou morrer
Ai, ai, ai, ai
Nóis vamo a São Paulo
Que a coisa tá feia
Por terras alheia
Nós vamos vagar
Meu Deus, meu Deus
Se o nosso destino
Não for tão mesquinho
Ai pro mesmo cantinho
Nós torna a voltar
Ai, ai, ai, ai
E vende seu burro
Jumento e o cavalo
Inté mesmo o galo
Venderam também
Meu Deus, meu Deus
Pois logo aparece
Feliz fazendeiro
Por pouco dinheiro
Lhe compra o que tem
Ai, ai, ai, ai
Em um caminhão
Ele joga a famia
Chegou o triste dia
Já vai viajar
Meu Deus, meu Deus
A seca terrívi
Que tudo devora
Ai,lhe bota pra fora
Da terra natal
Ai, ai, ai, ai
O carro já corre
No topo da serra
Oiando pra terra
Seu berço, seu lar
Meu Deus, meu Deus
Aquele nortista
Partido de pena
De longe acena
Adeus meu lugar
Ai, ai, ai, ai
No dia seguinte
Já tudo enfadado
E o carro embalado
Veloz a correr
Meu Deus, meu Deus
Tão triste, coitado
Falando saudoso
Com seu filho choroso
Iscrama a dizer
Ai, ai, ai, ai
De pena e saudade
Papai sei que morro
Meu pobre cachorro
Quem dá de comer?
Meu Deus, meu Deus
Já outro pergunta
Mãezinha, e meu gato?
Com fome, sem trato
Mimi vai morrer
Ai, ai, ai, ai
E a linda pequena
Tremendo de medo
"Mamãe, meus brinquedo
Meu pé de fulô?"
Meu Deus, meu Deus
Meu pé de roseira
Coitado, ele seca
E minha boneca
Também lá ficou
Ai, ai, ai, ai
E assim vão deixando
Com choro e gemido
Do berço querido
Céu lindo e azul
Meu Deus, meu Deus
O pai, pesaroso
Nos fio pensando
E o carro rodando
Na estrada do Sul
Ai, ai, ai, ai
Chegaram em São Paulo
Sem cobre quebrado
E o pobre acanhado
Percura um patrão
Meu Deus, meu Deus
Só vê cara estranha
De estranha gente
Tudo é diferente
Do caro torrão
Ai, ai, ai, ai
Trabaia dois ano,
Três ano e mais ano
E sempre nos prano
De um dia vortar
Meu Deus, meu Deus
Mas nunca ele pode
Só vive devendo
E assim vai sofrendo
É sofrer sem parar
Ai, ai, ai, ai
Se arguma notíça
Das banda do norte
Tem ele por sorte
O gosto de ouvir
Meu Deus, meu Deus
Lhe bate no peito
Saudade de móio
E as água nos óio
Começa a cair
Ai, ai, ai, ai
Do mundo afastado
Ali vive preso
Sofrendo desprezo
Devendo ao patrão
Meu Deus, meu Deus
O tempo rolando
Vai dia e vem dia
E aquela famia
Não vorta mais não
Ai, ai, ai, ai
Distante da terra
Tão seca mas boa
Exposto à garoa
A lama e o paú
Meu Deus, meu Deus
Faz pena o nortista
Tão forte, tão bravo
Viver como escravo
No Norte e no Sul
Ai, ai, ai, ai
Setembro passou
Outubro e Novembro
Já tamo em Dezembro
Meu Deus, que é de nós,
Meu Deus, meu Deus
Assim fala o pobre
Do seco Nordeste
Com medo da peste
Da fome feroz
Ai, ai, ai, ai
A treze do mês
Ele fez experiênça
Perdeu sua crença
Nas pedras de sal,
Meu Deus, meu Deus
Mas noutra esperança
Com gosto se agarra
Pensando na barra
Do alegre Natal
Ai, ai, ai, ai
Rompeu-se o Natal
Porém barra não veio
O sol bem vermeio
Nasceu muito além
Meu Deus, meu Deus
Na copa da mata
Buzina a cigarra
Ninguém vê a barra
Pois barra não tem
Ai, ai, ai, ai
Sem chuva na terra
Descamba Janeiro,
Depois fevereiro
E o mesmo verão
Meu Deus, meu Deus
Entonce o nortista
Pensando consigo
Diz: "isso é castigo
não chove mais não"
Ai, ai, ai, ai
Apela pra Março
Que é o mês preferido
Do santo querido
Sinhô São José
Meu Deus, meu Deus
Mas nada de chuva
Tá tudo sem jeito
Lhe foge do peito
O resto da fé
Ai, ai, ai, ai
Agora pensando
Ele segue outra tria
Chamando a famia
Começa a dizer
Meu Deus, meu Deus
Eu vendo meu burro
Meu jegue e o cavalo
Nóis vamo a São Paulo
Viver ou morrer
Ai, ai, ai, ai
Nóis vamo a São Paulo
Que a coisa tá feia
Por terras alheia
Nós vamos vagar
Meu Deus, meu Deus
Se o nosso destino
Não for tão mesquinho
Ai pro mesmo cantinho
Nós torna a voltar
Ai, ai, ai, ai
E vende seu burro
Jumento e o cavalo
Inté mesmo o galo
Venderam também
Meu Deus, meu Deus
Pois logo aparece
Feliz fazendeiro
Por pouco dinheiro
Lhe compra o que tem
Ai, ai, ai, ai
Em um caminhão
Ele joga a famia
Chegou o triste dia
Já vai viajar
Meu Deus, meu Deus
A seca terrívi
Que tudo devora
Ai,lhe bota pra fora
Da terra natal
Ai, ai, ai, ai
O carro já corre
No topo da serra
Oiando pra terra
Seu berço, seu lar
Meu Deus, meu Deus
Aquele nortista
Partido de pena
De longe acena
Adeus meu lugar
Ai, ai, ai, ai
No dia seguinte
Já tudo enfadado
E o carro embalado
Veloz a correr
Meu Deus, meu Deus
Tão triste, coitado
Falando saudoso
Com seu filho choroso
Iscrama a dizer
Ai, ai, ai, ai
De pena e saudade
Papai sei que morro
Meu pobre cachorro
Quem dá de comer?
Meu Deus, meu Deus
Já outro pergunta
Mãezinha, e meu gato?
Com fome, sem trato
Mimi vai morrer
Ai, ai, ai, ai
E a linda pequena
Tremendo de medo
"Mamãe, meus brinquedo
Meu pé de fulô?"
Meu Deus, meu Deus
Meu pé de roseira
Coitado, ele seca
E minha boneca
Também lá ficou
Ai, ai, ai, ai
E assim vão deixando
Com choro e gemido
Do berço querido
Céu lindo e azul
Meu Deus, meu Deus
O pai, pesaroso
Nos fio pensando
E o carro rodando
Na estrada do Sul
Ai, ai, ai, ai
Chegaram em São Paulo
Sem cobre quebrado
E o pobre acanhado
Percura um patrão
Meu Deus, meu Deus
Só vê cara estranha
De estranha gente
Tudo é diferente
Do caro torrão
Ai, ai, ai, ai
Trabaia dois ano,
Três ano e mais ano
E sempre nos prano
De um dia vortar
Meu Deus, meu Deus
Mas nunca ele pode
Só vive devendo
E assim vai sofrendo
É sofrer sem parar
Ai, ai, ai, ai
Se arguma notíça
Das banda do norte
Tem ele por sorte
O gosto de ouvir
Meu Deus, meu Deus
Lhe bate no peito
Saudade de móio
E as água nos óio
Começa a cair
Ai, ai, ai, ai
Do mundo afastado
Ali vive preso
Sofrendo desprezo
Devendo ao patrão
Meu Deus, meu Deus
O tempo rolando
Vai dia e vem dia
E aquela famia
Não vorta mais não
Ai, ai, ai, ai
Distante da terra
Tão seca mas boa
Exposto à garoa
A lama e o paú
Meu Deus, meu Deus
Faz pena o nortista
Tão forte, tão bravo
Viver como escravo
No Norte e no Sul
Ai, ai, ai, ai
26.7.11
3.6.11
Alpha Blondy - Sales Racistes
Paroles:
Sales racistes (X2)
Nous allons chasser ces racistes hors de nos terres
Chasser ces racistes hors de nos terres
Nous avons planté le cacao (yeah)
Nous avons planté le café
Et mon peuple avant moi
Esclaves de vos rois
Tu oses me regarder avec haine
Tandis que tu manges ton pain à la sueur de mes peines
Nous allons chasser,
chasser ces maudits racistes hors de nos terres
Avec le sang de nos pères
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous êtes à l'origine de notre misère
Vous êtes l'origine de notre galère
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Nous allons chasser ce maudit raciste
Ce sale raciste hors de nos terres
Avec le sang de nos grand-père
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous et vos frontières
Vous nous avez balkaniser
Diviser, exploiter
Sans oublier les travaux forcés
Qui n'ont jamais été payés
Nous allons chasser, chasser ces maudits racistes
Chasser ces racistes hors de nos terres
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Nous allons chasser ces racistes hors de nos terres
Chasser ces racistes hors de nos terres
Nous avons planté le cacao (yeah)
Nous avons planté le café
Et mon peuple avant moi
Esclaves de vos rois
Tu oses me regarder avec haine
Tandis que tu manges ton pain à la sueur de mes peines
Nous allons chasser,
chasser ces maudits racistes hors de nos terres
Avec le sang de nos pères
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous êtes à l'origine de notre misère
Vous êtes l'origine de notre galère
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Nous allons chasser ce maudit raciste
Ce sale raciste hors de nos terres
Avec le sang de nos grand-père
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous et vos frontières
Vous nous avez balkaniser
Diviser, exploiter
Sans oublier les travaux forcés
Qui n'ont jamais été payés
Nous allons chasser, chasser ces maudits racistes
Chasser ces racistes hors de nos terres
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
1.6.11
Reportage photographique de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)
Quelques mots pour commencer
Philippe Alcoy
La péninsule balkanique est une zone géographique qui a été pendant des siècles la frontière entre plusieurs empires, notamment l’austro-hongrois et l’ottoman. Cette frontière entre les différents empires bougeait au rythme des guerres que ceux-ci se livraient mais aussi des révoltes des paysans et des populations opprimées par ces empires. Cela a provoqué grands déplacements de populations et un mélange entre les différents peuples, comme lors de la « Grande migration » des serbes du Kosovo vers la Vojvodine en 1690. Ce mélange formidable, qui devrait constituer une grande richesse culturelle et humaine, dans notre époque barbare marquée par un capitalisme décadent c’est un vrai « maléfice » pour la péninsule : guerres, « épurations ethniques », rivalités et intrigues nationales sans fin, déportations et déplacements forcés de populations entières, en sont quelques unes des conséquences.
En ce sens, on pourrait dire que la Bosnie-Herzégovine (BiH) est un échantillon de ce riche et tragique « monde balkanique ». Justement, lors de la dislocation de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990 les dirigeants « grand-serbes » et « grand-croates », s’appuyant sur la présence séculaire de populations serbes et croates sur le territoire de la BiH, ont essayé de se partager cette ex République yougoslave. Croates et serbes sont même arrivés à un accord de partage de la Bosnie sur le dos des « Musulmans ». Cela ne veut évidemment pas dire que le nationalisme Musulman n’existait pas, mais il était objectivement limité, d’une part, par le fait qu’une BiH uniquement Musulmane est impossible et, d’autre part, par le fait que les Musulmans, à la différence des nationalistes croates et serbes de Bosnie qui rêvaient « d’unification » avec la Croatie et la Serbie respectivement, n’avaient pas un « Etat de référence extérieur ».
Au contraire de ce que beaucoup peuvent croire, ce qui était en jeu dans les guerres de l’ex Yougoslavie dans les années 90 n’était pas du tout la survie de la Yougoslavie en tant qu’Etat, et encore moins entant qu’Etat « socialiste ». Aussi bien Milošević que Tuðman et Izetbegović savaient qu’un « retour à la Yougoslavie » était impossible. Cependant tous étaient d’accord sur la « nécessité » de l’application de réformes économiques visant à restaurer le capitalisme. Seuls les besoins de direction de la guerre freinaient partiellement l’implémentation immédiate de ces réformes.
En réalité, ce qui était en jeu c’était le partage mesquin des restes de la Yougoslavie sur des bases soi-disant « nationales », ce qui était une absurdité. En fait, les territoires « nationalement homogènes » étaient très rares en BiH. Dans les régions où une des trois principales nationalités était majoritaire, il y avait toujours à côté importantes minorités des autres nationalités. La Bosnie-Herzégovine est multiethnique/multinationale par essence. Dans ce sens, les divers nationalistes ne pouvaient revendiquer un « territoire national » qu’en procédant à un « nettoyage ethnique » auparavant. Voilà pourquoi ces guerres ont rapidement pris un caractère de « course à l’homogénéisation nationale » dans le territoire revendiqué/convoité.
C’est alors que l’on voit tout le caractère réactionnaire de la « Paix de Dayton ». Celle-ci en entérinant le partage « national » de la Bosnie validait les pires opérations de « purification nationale ». Cependant, ces accords reposent sur un compromis pouvant être mis en cause à tout moment, d’une part ou d’autre, en déclenchant d’autres conflits sanglants dans la région. Par exemple, rien n’assure que les serbes de Republika Srpska ne seront tentés de rejoindre « la mère patrie » dans le futur, surtout maintenant qu’ils possèdent « leur » territoire au sein de la BiH. On peut dire la même chose pour les croates de Herzégovine. Ici on voit, la relation entre les tendances politiques et sociales internes en Serbie et en Croatie et le renforcement ou l’affaiblissement des tendances réactionnaires et nationalistes, d’une part, et progressistes et révolutionnaires, d’autre part, en Bosnie. En effet, si les variantes politiques nationalistes venaient à se renforcer en Croatie et/ou en Serbie, cela constituerait une force d’attraction pour les forces nationalistes et réactionnaires à l’intérieur de la BiH ; si au contraire la jeunesse et les travailleurs de Serbie et/ou Croatie se lancent à la lutte contre les capitalistes locaux et l’impérialisme, cela ne pourrait être qu’un stimulant pour le mouvement ouvrier et populaire en Bosnie-Herzégovine.
Une fois de plus on voit que ce n’est que le mouvement des travailleurs et des masses populaires de Bosnie-Herzégovine, mais aussi des pays voisins, qui pourra vaincre les tendances nationalistes et réactionnaires. L’expérience de la lutte commune des travailleurs et des masses populaires des différents peuples qui composent la Bosnie-Herzégovine contre l’ennemi de classe permettra de régénérer la confiance et la fraternité mutuelle. Et cela ne peut passer que par une « renaissance du marxisme révolutionnaire » et de l’internationalisme révolutionnaire prolétarien ! Seule la lutte décidée de la classe ouvrière dans une perspective socialiste peut résoudre jusqu’au bout les problèmes les plus urgents des masses opprimées de la région comme le chômage, les bas salaires, les conditions de vie dégradées, etc., mais aussi des questions démocratiques profondes telles que l’auto-détermination nationale qui, étant donné les caractéristiques historiques de la région, ne peut être résolue que dans la perspective d’une Fédération Socialiste des Balkans !
Sarajevo (*cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)
Photo 1 - Photo de soldats pendant la guerre 1992-95 exposée au Musée d'Histoire de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo
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