Philippe Alcoy
Samedi soir à Istanbul, un double attentat a fait 44 morts, dont
36 policiers, et plusieurs dizaines de blessés. Très rapidement, le
gouvernement en a profité pour arrêter 198 militants, dirigeants et
députés du Parti démocratique des peuples (HDP), réputé pro-kurde. Et
cela alors que l’attentat a été revendiqué par un autre groupe kurde,
les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), responsable d’autres
attentats cette année. Erdogan et son gouvernement essayent déjà de
capitaliser cet attentat pour avancer dans un projet autoritaire, et
redoubler sa répression contre le peuple kurde en Turquie et dans les
pays de la région.