Philippe Alcoy
Il y a 25 ans, le groupe de musique allemand
Scorpions chantait « Wind of change » (Le vent du changement) pour fêter
la chute du Mur de Berlin et la désintégration de l’Union Soviétique et
du « bloc socialiste ». Avec cette douce mélodie on nous parlait de
fraternité, des rêves des nouvelles générations. A l’Est, 25 ans plus
tard il n’en est rien ; ou plutôt si : misère, chômage, corruption,
inégalités. Mais depuis quelques années, on assiste dans la région à des
crises sociales et politiques, et surtout à des mobilisations
populaires. Cette instabilité sociale et politique qui commence à
inquiéter les capitales occidentales est-elle en train de marquer la fin
d’une période de paralysie des classes populaires dans la région ?