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16.2.19

Révolution hongroise de 1956. Sandor Kopácsi à propos des purges dans l'appareil d'Etat


Sandor Kopácsi a écrit un très bon livre-témoignage sur son expérience personnelle en tant que préfet de police de Budapest pendant de la révolution hongroise de 1956, Au nom de la classe ouvrière (1979). Au contraire de ce que beaucoup affirment souvent, Kopácsi n’a pas vraiment « pris parti pour la révolution ». Il a pris parti pour l’aile « réformatrice » de l’appareil stalinien, dirigée par Imre Nagy. Cependant, son livre représente un excellent témoignage depuis l’intérieur de l’appareil d’Etat et du parti. Et cela non seulement pendant la révolution elle-même, où l’on peut voir la peur qui envahissait beaucoup de dirigeants staliniens face à la mobilisation massive de la jeunesse et de la classe ouvrière à Budapest en octobre-novembre 1956 ; le livre de Kopácsi dresse également un tableau limpide de la période de la « terreur » qui régnait en Hongrie avant la mort de Staline en 1953, y compris dans les hautes sphères de l’appareil d’Etat. Ci-dessous je reproduis un extrait du chapitre « Vous êtres innocents mais… », où Kopácsi montre la violence de la persécution et la répression contre les « titistes » au sein de l’appareil étatique après le « schisme » de 1948 entre Staline et Tito. A partir de ces mots on peut imaginer la violence contre les ouvriers et paysans ; il n’est pas étonnant que lors de la révolution des travailleurs aient déversé leur haine contre les membres de la police politique. 

Philippe Alcoy

4.7.17

Brochure. « Hongrie 1956 : les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme »


À l’occasion du soixantième anniversaire de la révolution des conseils ouvriers en Hongrie, en octobre-novembre 2016, Révolution Permanente a publié une série d’articles pour revenir sur cet événement très important de l’histoire de la classe ouvrière internationale.

26.5.17

Hongrie 1956, une révolution antisoviétique. Vraiment ?


A l’occasion du soixantième anniversaire de la Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie, Révolution Permanente publie une série d’articles sur différents aspects de cette lutte héroïque de notre classe.
Philippe Alcoy

3.12.16

Hongrie 1956. Une révolution de la jeunesse


Philippe Alcoy

Dans le chapitre « Place à la Jeunesse ! Place aux femmes travailleuses » du Programme de transition, Léon Trotsky écrivait : « Seuls l’enthousiasme frais et l’esprit offensif de la jeunesse peuvent assurer les premiers succès dans la lutte ; seuls ces succès peuvent faire revenir dans la voie de la révolution les meilleurs éléments de la vieille génération. Il en fut toujours ainsi, il en sera toujours ainsi ». Non seulement la révolution des conseils ouvriers de 1956 en Hongrie n’a pas échappé à cette règle, mais elle a été un exemple formidable de ce rôle fondamental et héroïque de la jeunesse.

22.11.16

Hongrie 1956. La révolution écrasée dans le feu et le sang par l’armée soviétique


Philippe Alcoy

Si l’agitation restait forte en Hongrie vers la fin du mois d’octobre 1956, l’enthousiasme parmi les ouvriers, la jeunesse et les masses l’était tout autant. Après de durs et héroïques combats contre la première intervention de l’armée soviétique, les insurgés avaient réussi à imposer Imre Nagy à la tête du gouvernement, à chasser les dirigeants staliniens les plus notoires de la tête du parti et des postes-clés du gouvernement, ainsi que le retrait des troupes soviétiques. Tout semblait indiquer que les dirigeants staliniens du Kremlin avaient accepté d’avancer dans une « solution négociée » comme en Pologne avec Gomulka. Cependant, rapidement, les travailleurs et les masses hongroises allaient dramatiquement constater tout le contraire.

21.11.16

Poème. « Qu’est-ce que le socialisme ? » (Leszek Kolakowski)


Je reproduis ci-dessous le poème « Qu’est-ce que le socialisme ? » du philosophe polonais Leszek Kolakowski. Le texte est devenu très populaire en 1956 au cours de la vague de contestation du stalinisme en Pologne et en Hongrie. Kalakowski décrit merveilleusement et avec un grand talent la société sous le stalinisme. Il s’agit également d’une expression du mécontentement et de l’état d’esprit des intellectuels à l’époque. En effet, ceux-ci ainsi que les étudiants joueront un rôle fondamental dans les premiers moments des mouvements contestataires en Pologne et notamment en Hongrie. Un grand exemple d’unité entre les intellectuels et les ouvriers en lutte pour le socialisme.

12.11.16

Hongrie 1956. Une contre-révolution pro-capitaliste ou une révolution ouvrière et socialiste ?


Philippe Alcoy

« Face à l’offensive acharnée et bestiale des fascistes, des féodaux et de leurs alliés, les princes de l’Eglise, pour restaurer en Hongrie le régime terroriste de Horthy, il eût été inconcevable que l’armée des ouvriers et des paysans de l’URSS ne répondît pas à l’appel qui lui était adressé alors que les meilleurs fils de la classe ouvrière hongroise étaient massacrés, pendus, ignoblement torturés ». Voilà comment le Bureau Politique du PCF justifiait, le 4 novembre 1956, le jour où commençait la seconde intervention militaire soviétique, son soutien à l’action de l’Armée Rouge en Hongrie. Mais s’agissait-il vraiment d’une « contre-révolution fasciste » ?

1.11.16

Hongrie 1956. L’insurrection ouvrière et socialiste ébranle l’édifice totalitaire


Philippe Alcoy

« Les évènements de Hongrie sont (…) devenus pour le prolétariat international un point crucial (…). Avant tout la tragédie des journées d’Octobre à Budapest a dévoilé dans toute sa nudité le visage antipopulaire du stalinisme. Ensuite elle a révélé dans le mouvement communiste du monde entier deux tendances opposées : la tendance stalinienne, c’est-à-dire réactionnaire, et la tendance antistalinienne, communiste, c’est-à-dire celle qui peut mener à la résurrection du mouvement ouvrier ». Ces mots ont été écrits le 4 novembre 1956, jour de la seconde intervention militaire soviétique en Hongrie, par le journal polonais Po Prostu qui est devenu par la suite l’organe de l’opposition communiste antistalinienne en Pologne jusqu’à 1957.

28.10.16

Révolution des Conseils. Après la mort de Staline, les contradictions commencent à exploser


Philippe Alcoy

En mars 1953 Staline meurt. C’est le début d’une période de frictions et luttes inter-bureaucratiques pour la succession, mais aussi de mouvements des masses par en bas. Dès juin 1953 on assiste à des révoltes ouvrières contre les conditions de vie, de travail et l’oppression des régimes staliniens. En Tchécoslovaquie et en Allemagne des révoltes ouvrières éclatent et sont fortement réprimées par l’armée soviétique.

25.10.16

Le régime stalinien en Hongrie avant la Révolution des Conseils


Philippe Alcoy

La Hongrie faisait partie des pays occupés par l’Armée Rouge à la fin de la guerre. Et malgré l’enthousiasme que l’arrivée de l’Armée Rouge avait produit parmi les masses ouvrières et paysannes, les agents staliniens sur place ont tout fait pour empêcher que les organes d’auto-organisation, qui commençaient à apparaître dans le pays, se développent. Alors que les paysans occupaient les terres et les ouvriers mettaient en place des conseils dans les usines, le but du stalinisme était de reconstruire un « État fort » sous sa direction, allié à des secteurs capitalistes locaux. Pour ce faire, il a mis en place un « front populaire » formé de partis paysans, le parti social-démocrate mais aussi des partis pro-capitalistes comme les démocrates-libéraux.

22.10.16

Hongrie 1956. À la base des régimes bureaucratiques en Europe de l’Est, la dégénérescence de l’URSS


Philippe Alcoy

À l’occasion du soixantième anniversaire de la Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie, Révolution Permanente publie une série d’articles sur différents aspects de cette lutte héroïque de notre classe.

Les caractéristiques du régime stalinien hongrois sont évidemment très liées à celles du stalinisme en Union Soviétique. Les principaux dirigeants staliniens de Hongrie étaient directement attachés à l’appareil de la bureaucratie soviétique. La brutalité du régime policier hongrois fut donc un calque de celui qui existait en URSS depuis le milieu des années 1920, avec toutefois une différence importante. En effet, si la bureaucratie soviétique avait une légitimité relative parmi les masses en URSS, les dirigeants staliniens hongrois n’avaient aucune légitimité auprès des travailleurs et paysans : pendant la guerre, à l’image de beaucoup d’autres dirigeants staliniens européens (comme Maurice Thorez du PCF), ils ont vécu en URSS. À la différence des militants communistes de base, ils ne se sont pas battus contre l’occupant. Ils ne sont revenus en Hongrie qu’une fois le pays libéré de l’occupation nazie, et leur principale mission fut de représenter les intérêts de la bureaucratie du Kremlin sur place. D’autant plus forte fut leur discipline à la ligne de Moscou.

19.10.16

Il y a 60 ans, en Hongrie. Les jours où les travailleurs ont défié le stalinisme


Philippe Alcoy et Juan Chingo

La Révolution des Conseils de 1956 en Hongrie est pour ainsi dire une « révolution oubliée ». Une révolution dont la mémoire a été « effacée », bannie. Et d’un certain point de vue c’est compréhensible. Elle n’arrangeait aucun des pouvoirs en place à l’époque (les puissances impérialistes et les bureaucraties staliniennes) ; et elle n’arrange pas les capitalistes aujourd’hui non plus. Car le contenu de la Révolution des Conseils était profondément subversif, révolutionnaire : une révolution ouvrière dans un pays soi-disant « socialiste » contre le pouvoir de la bureaucratie stalinienne locale et « soviétique » mais qui en même temps ne cherchait pas à s’allier aux puissances impérialistes et aux anciennes classes dominantes locales pour restaurer le capitalisme. Au contraire, les insurgés de la révolution hongroise se battaient pour construire un vrai socialisme, dégagé de la bureaucratie et de l’oppression nationale, où les ouvriers, les paysans et les masses opprimées soient les vrais maitres de leur destin et pouvoir.

22.9.16

A 60 ans. Faire vivre la mémoire de la Révolution des Conseil de 1956 en Hongrie!

 
Philippe Alcoy 

Hongrie 1956, la Révolution des Conseils. Dans cet extrait d'un témoignage reproduit dans le livre de Georges Kaldy on peut lire toute la tragédie et en même temps tout l'héroïsme de cette révolution. Ces jeunes qui voulaient se battre jusqu'au bout. Pour le socialisme. Très bien écrit, la situation est parfaitement décrite. Réaliser qu'on a perdu et qu'on risque gros en plus. Ces jeunes qui veulent se battre jusqu'au bout. Mais ils pleurent de tristesse. Ils pleurent d'impuissance. Isolés, dans une montagne froide, humide. Entourés de chars et de soldats russes. Envoyés par la bureaucratie stalinienne, démasquée, écraser la révolution. Une bureaucratie certes démasquée mais non moins sauvage et rageuse contre les travailleurs et les masses soulevées. 120.000 soldats, des chars. En face, des ouvriers, des soldats, des jeunes. Mal armés. Mal préparés. Sans direction. Ou en tout cas sans direction révolutionnaire capable de comprendre et être conséquente avec le fait qu'il fallait préparer la lutte armée et non l'illusion des négociations. Et pourtant les masses hongroises ont tenu près de dix jours. Elles ont démoralisé certains soldats russes qui ne savaient pas exactement contre qui ils se battaient. C'est l'histoire d'un acte héroïque. C'est l'histoire d'une révolution, d'une révolution ouvrière contre le stalinisme ; l'une des plus grandes révolutions du siècle dernier. Une révolution oubliée. A 60 ans de cette prouesse de notre classe, au milieu d'une offensive réactionnaire sur toute la ligne, il faut faire revivre cette tradition, cette mémoire...


3.7.16

Notre mémoire. Hongrie 1956: un anniversaire il y a 30 ans... (archive)

Alors que cette année on commémore le soixantième anniversaire de la Révolution des Conseils en Hongrie 1956, la plus grande révolution ouvrière contre le stalinisme, je publie ci-dessous un article du journal "Combat International" dirigé par le trotskyste hongrois Michel Varga (Valazs Nagy) sur le 30e anniversaire de la révolution (numéro de septembre-octobre 1986).

Michel Varga a participé de la révolution hongroise de 1956 et a par la suite rejoint les rangs du trotskysme dans le courant dirigé par Pierre Lambert en France. Il a été exclu avec ses camarades dans les années 1970 et accusé par ce courant d'être "un agent de la CIA". 

Varga a ensuite fondé un courant international incluant des groupes et militants de différents Etats ouvriers bureaucratisés d'Europe de l'est.

Philippe Alcoy.





Meetings européens en hommage à la révolution de 1956 (1986):