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9.12.12

Crise capitaliste en Europe : « Tant pis pour le Sud » ?





Philippe Alcoy
 

Qu’elle semble loin l’époque où le triomphalisme néolibéral prêchait « la fin de l’histoire » et nous présentait le capitalisme comme le « meilleur système possible ». Une période où l’on racontait aux travailleurs et aux masses que la lutte des classes n’était que de « l’idéologie » et qu’il fallait laisser agir librement le marché qui, combiné (éventuellement) à la démocratie bourgeoise, allait régler tous les problèmes de la société. Et les faits étaient là pour le confirmer : l’effondrement de l’URSS, ainsi que la chute des dictatures, la mondialisation néolibérale et l’ouverture des « marchés » aux capitaux impérialistes. Mais ces « transitions » dans la périphérie capitaliste (Amérique latine par exemple, dans les années 1980) et dans le « bloc soviétique » (après 1989-1991) ont été précédées de celles dans les « maillons faibles » du petit cercle des puissances impérialistes européennes : au Portugal, en Grèce et dans l’État Espagnol. En effet, après la déviation démocratico-bourgeoise de la « Révolution des Œillets » de 1974 qui a mis fin à la dictature salazariste au Portugal et celle de la révolte contre la Junte des Colonels en Grèce la même année, ainsi que la « transition pactisée » entre le franquisme et la monarchie constitutionnelle dans l’État Espagnol à la fin des années 1970, ces pays étaient présentés comme des « modèles » pour le reste des pays « en processus de transition ». Aujourd’hui ces pays sont à nouveau sur le devant de la scène mais pour d’autres raisons : la crise capitaliste la plus grave depuis celle des années 1930 a ébranlé profondément leurs économies, le niveau de vie des travailleurs et des couches populaires a subi un effondrement dramatique et les régimes politiques issus justement de la « transition » sont en pleine crise. Mais c’est aussi les résistances de plus en plus fortes de la part des masses qui les poussent sur le devant de la scène !

28.11.12

Après le 14N, continuons la lutte d’ensemble contre les attaques du capital !



Philippe Alcoy

Source: Courant Communiste Révolutionnaire du NPA
 
Le 14 novembre passé était une journée de grève générale et de mobilisations dans de nombreux pays en Europe, une première depuis le début de la crise capitaliste en 2007. L’Etat Espagnol et le Portugal ont été à la tête du mouvement avec des grèves générales très suivies. En Grèce et en Italie les syndicats avaient appelé à faire grève pendant 3 et 4 heures respectivement, alors même que la Grèce avait été paralysée les 6 et 7 novembre par une grève générale de 48h contre les nouvelles mesures d’austérité que le gouvernement vient de voter au Parlement. Au total, il y a eu des grèves et des manifestations dans 15 pays européens. Le tout dans un contexte d’approfondissement de la crise, des attaques des gouvernements et de la Troïka (UE, FMI et BCE) mais aussi des mobilisations et résistances.