Philippe Alcoy
Au lendemain des terribles attentats à Bruxelles, qui ont couté la
vie à plus de 30 personnes, l’émotion est grande, mais la sidération
est bien moins palpable que lors des attentats de Paris en novembre
dernier. Les Echos dans un édito
parlent même de « terrible routine » pour qualifier les rapides mesures
prises par le gouvernement français. En effet, ces nouveaux attentats
marquent non seulement l’échec du « tout sécuritaire » au niveau
européen mais surtout une limite aux tentatives de récupération de
l’émotion populaire par les différents gouvernements. Au contraire, les
attaques de Bruxelles pourraient avoir comme conséquence
l’approfondissement de la crise sociale et politique de l’UE et dans
différents pays du continent.