Après
l’acte de guerre du président américain contre l’Iran, Emmanuel Macron
exige que Téhéran s’abstienne « de toute mesure d’escalade militaire »
et réitère « son entière solidarité » avec les Etats Unis.
L’assassinat
du général iranien Soleimani par les Etats-Unis au cours d’une frappe
ciblée menace de précipiter une guerre ouverte aux conséquences
imprévisibles. Afin de mieux comprendre la situation, Révolution
Permanente a interrogé Philippe Alcoy et Max Demian, membres du comité
de rédaction de Révolution Permanente animant la section internationale.
L’agression
impérialiste contre l’Iran met en suspens la région et le monde entier
craignant une nouvelle guerre dévastatrice au Moyen Orient. Une première
réaction de RévolutionPermanente.fr
Des
manifestants irakiens ont incendié le consulat iranien de Nadjaf, le
gouvernement répond par un massacre faisant au moins 25 morts. Le
divorce entre l’Iran et la population irakienne consommé ?
Partout
dans le monde les exploités et les opprimés se mettent en branle, mais
ce qui manque c’est leur propre organisation, capable de tout renverser
et de mettre fin au règne d’une minorité privilégiée, de plus en plus
autoritaire.
Le
régime théocratique iranien ne promeut aucunement une politique
favorable aux classes populaires. La répression que ses alliés mènent au
Liban et notamment en Irak contre les manifestants n’en est qu’une
preuve supplémentaire.
Le
mouvement a été lancé par les jeunes précaires et les travailleurs
pauvres des villes. Maintenant, c’est la jeunesse scolarisée qui a
rejoint le mouvement et entrainé avec elle les enseignants. Malgré la
répression la mobilisation s’approfondit.
Entre
13 et 18 morts en deux jours, dans un pays dévasté par l’invasion
américaine et la corruption des classes dominantes. Le spectre d’une
révolte généralisée plane sur l’Irak.
La
Cour Pénale Internationale (CPI) déclare qu’il y a une « base
raisonnable » pour penser que des soldats britanniques ont commis des
crimes de guerre sur des détenus en Irak entre 2003 et 2008. Cela ne
vaut aucunement dire qu’il y aura des suites. Et même dans le cas de
l’ouverture d’une enquête qui aboutisse, les impérialistes continueront à
jouir de pleine impunité.
Les
forces spéciales irakiennes, soutenues par des milices pro-iraniennes
et par des factions kurdes, ont repris Kirkuk, zone riche en pétrole,
des mains des kurdes. Un nouveau casse-tête pour les Américains dans la
région.
Le
25 septembre prochain devrait avoir lieu, au Kurdistan irakien et dans
les territoires sous contrôle des forces kurdes, un référendum sur
l’indépendance. Bagdad, les puissances occidentales, l’Iran et la
Turquie ont exprimé leur opposition à la décision du gouvernement de la
région autonome kurde. La crainte de la déflagration d’un nouveau
conflit dans la région est grande.
C’est dans la presse de toute la planète. Les gros titres. Après
des mois de préparatifs et des déclarations, le gouvernement irakien a
finalement décidé de décréter le début de l’offensive pour reprendre
Mossoul des mains de Daesh, ce lundi très tôt. Il semble y avoir un
nouvel élan d’euphorie guerrière. Toujours pour la « bonne cause », bien
évidemment. On oublierait presque le million de personnes qui habitent
Mossoul. On oublierait presque qu’on est en face de l’une de ces
opérations militaires dont on sait quand elles commencent mais pas quand
elles finissent. Doit-on se préparer à une nouvelle vague massive de
réfugiés ?
Il s’agit de l’un des plus sanglants attentats qui ont frappé
l’Irak depuis l’invasion nord-américaine en 2003. Selon un bilan
provisoire, plus de 200 personnes ont perdu la vie et autant ont été
blessées. Alors que ce samedi soir la foule se rassemblait dans le
quartier de Karrada de la capitale irakienne pour prendre le repas de la
rupture du jeun du ramadan, une camionnette piégée a explosé. Cette
attaque barbare a été revendiquée immédiatement par Daesh. Alors que le
groupe islamiste connaît depuis quelques mois plusieurs revers
militaires, ce troisième attentat contre des civils en moins d’une
semaine (Istanbul, Dacca [Bangladesh] et Bagdad) marque-t-il un tournant
dans la stratégie de l’État Islamique ?