Hier j'ai regardé « Unknown
Pleasures » (2002) de Jia Zhangke. Un film sur la transition vers la Chine
actuelle, mais vue à travers les yeux de la jeunesse populaire. Un film aux
airs mélancoliques, montrant une Chine pauvre, loin des images des grandes
autoroutes, chemins de fer, de la modernité et des grandes technologies que de
nos jours nous pouvons voir à la télé. Mais un film où l’on aperçoit l’amorce
vers la Chine actuelle, avec des chantiers géants, la banque de construction,
le dollar comme symbole de puissance, même s’il s’agit d’un pauvre billet d’un
dollar. Beaucoup de non-dits indéchiffrables parfois. Un film qui raconte une
histoire, ou plutôt plusieurs histoires, sans vraiment les raconter. Violence
et pathétique, avec des étincelles d’humour. Voici ma séquence préférée, les
détails, le son, le mouvement, l'image...
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26.5.20
19.5.20
[Vidéo] Lénine, penseur de l'époque de crises, guerres et révolutions
Voici la présentation sur la pensée de Lénine sur l’époque impérialiste de « crises, guerres et révolutions » que j'ai faite pour le premier "cours" du cycle "Lénine contre-attaque". J’aborde ici surtout la pensée léniniste sous l’angle de l’internationalisme à travers son point de vue sur l’attitude des révolutionnaires à l’égard des différents types de guerre et du droit des nations à disposer d’elles-mêmes et sa relation avec le socialisme. Pour voir la suite des cours inscrivez-vous
gratuitement au cycle « Lénine contre-attaque » en deux clicks ici.
15.4.20
[VIDEO] Debrief du discours de Macron
Debrief du discours d'Emmanuel Macron du lundi 13 avril. Les aspects sanitaires, sur la politique nationale, sur le mouvement ouvrier et sur la politique internationale débattus avec Annasse Kazib, le Dr Jérôme Marty, Daniela Cobet, Gaëtan Gracia et Philippe Alcoy.
18.2.20
Comme des Dragons...
Comme des Dragons raclant le fond d’un trou d’eau sale n’ayant où
s’enfuir. Maîtres bâtisseurs draguent avec la paume d’une main de fer
qui trop mécanique sait pourtant beaucoup caresser avec délicatesse.
Force de plusieurs chevaux que très peu d’hommes suffisent pour la
maîtriser. Silencieux travaux ; silence de moteurs en marche ; silence
de fer battant ; silence de sirène qui ne charme guère. Pattes de
chaînes qui comme des chars de guerre pilonnent la terre autour. Besogne
de Dragons en fer sans état d’âme, crachant de l’eau et froids comme
l’hiver ambiant…
15.10.19
Vidéo. Regard internationaliste #01. Pourquoi Erdogan attaque-t-il les Kurdes ?
L’analyse
de Philippe Alcoy, éditorialiste à Révolution Permanente, sur la
situation en Syrie, au moment où Erdogan lance une offensive contre les
Kurdes: première d’une série de vidéos consacrée à la situation
internationale. Au moment où la vidéo a été tournée, Al-Assad n’avait
pas encore passé d’accord avec les forces kurdes et refusait toute
alliance.
D’autres articles seront publiés sur notre site pour continuer à suivre une situation qui évolue rapidement.
25.12.17
A un an du « dernier Noël » de George Michael
Il
y a un an le chanteur britannique-chypriote George Michael s’éteignait.
Comme le nom de l’une de ses chansons, ce 25 décembre 2016 était son «
last Christmas ». Une perte importante pour la musique mondiale. Une
grande voix, un compositeur de premier ordre qui s’en est allé trop
vite. Nous partageons ici quelques unes de ses magnifiques chansons.
29.11.16
Monkey soldes. Ou comment l'aliénation de la société capitaliste nous renvoie à un état d'animalité
Philippe Alcoy
Ce n'est pour en rire. Ce n'est pas pour en pleurer. Constater,
comprendre. Le niveau d'aliénation dans la société capitaliste atteint
des sommets impensables. C'est l'extase de la consommation dans un monde
de misère et de pauvreté. C'est la réalisation de soi, dans un monde où
des millions n'ont même pas de quoi manger. C'est le cynisme d'un
système aberrant et absurde. Un système qui nous ramène à l'animalité.
Un système l'individualisme, le "sauve qui peut", chacun pour sa peau.
Un système qui encourage les comportements les plus bas, les plus
violents, les plus destructeurs, avilissants. Les puissants, les
exploiteurs, les riches n'ont pas besoin de participer de ce néfaste
show. Ils regardent, ils se régalent, ils méprisent ces pauvres se
tapant dessus. Mais ils adorent. Ils veulent plus de ça. C'est ce qui
les arrange. C'est une victoire idéologique pour les capitalistes, les
exploiteurs. Les exploités se battent entre eux pour acheter les
produits qu'eux mêmes ont produit.
Mais la farce ne peut pas durer longtemps. Le spectacle doit continuer mais il ne durera éternellement. La misère guette à la porte de millions dans le monde. L'exploitation quotidienne nous détruit physiquement et psychologiquement. Des voix, les plus conscientes, s'élèvent déjà contre cet absurde, contre cette barbarie. Des individus refusent de voir l'humanité rétrogradée au stade d'animalité. Des gens se battent déjà. La société bâtie par ce système est plus que jamais une cage, grise et sale. Insupportable. Mais elle craque. Il y a des brèches, des fissures. Elle n'explosera pas toute seule. Rien de bon ne viendra tout seul. Et c'est pour cela que nous devons être des centaines de millions à mettre fin à tout ce monde barbare ; nous serons des centaines de million, des milliards à le faire.
L'humanité est belle, merveilleuse. Notre planète est incroyable, puissante. La nature épatante. Nous n'avons pas besoin de vivre dans ce carcan totalitaire. Dans la grisaille. Nous avons juste besoin de profiter de ce monde et de cette vie. Détruisons les monstres que l'humanité elle-même a créés, pour pouvoir enfin profiter de l'humanité, de notre planète. On les aura et notre victoire sera grandiose.
Mais la farce ne peut pas durer longtemps. Le spectacle doit continuer mais il ne durera éternellement. La misère guette à la porte de millions dans le monde. L'exploitation quotidienne nous détruit physiquement et psychologiquement. Des voix, les plus conscientes, s'élèvent déjà contre cet absurde, contre cette barbarie. Des individus refusent de voir l'humanité rétrogradée au stade d'animalité. Des gens se battent déjà. La société bâtie par ce système est plus que jamais une cage, grise et sale. Insupportable. Mais elle craque. Il y a des brèches, des fissures. Elle n'explosera pas toute seule. Rien de bon ne viendra tout seul. Et c'est pour cela que nous devons être des centaines de millions à mettre fin à tout ce monde barbare ; nous serons des centaines de million, des milliards à le faire.
L'humanité est belle, merveilleuse. Notre planète est incroyable, puissante. La nature épatante. Nous n'avons pas besoin de vivre dans ce carcan totalitaire. Dans la grisaille. Nous avons juste besoin de profiter de ce monde et de cette vie. Détruisons les monstres que l'humanité elle-même a créés, pour pouvoir enfin profiter de l'humanité, de notre planète. On les aura et notre victoire sera grandiose.
17.3.16
Interview. Dubioza Kolektiv: Singing the Bosnian Reality
Interviewed by Philippe Alcoy
We interviewed the members of Bosnian music band Dubioza Kolektiv,
who describe in their words Bosnian society and the post-socialist
Balkans after the dissolution of Yugoslavia – a reality of corruption,
unemployment, criminal privatization and mass emigration. The band
paints this picture with uncontained energy that has led to their
widespread popularity especially among young people in all former
Yugoslav republics.
11.3.16
Interview. Dubioza Kolektiv, le groupe qui chante la réalité de la Bosnie et des Balkans post-socialistes
Propos recueillis par Philippe Alcoy
Nous avons interviewé les membres du groupe de musique bosnien
Dubioza Kolektiv qui à leur façon décrivent la société bosnienne après
la dislocation de l’ex Yougoslavie, faite de corruption, chômage,
privatisations criminelles, émigration. Le tout avec beaucoup d’énergie
et de bonne humeur, ce qui leur a permis de devenir populaires dans tous
les pays issus de la Yougoslavie, et notamment parmi les jeunes.
27.9.13
Zanon, escuela de planificacion
"Zanon, escuela de planificacion", 2002.
Emocionante documental de los compañeros de Contraimagen sobre los primeros pasos de Zanon. La solidaridad de la comunidad, la alianza con los trabajadores desocupados, la lucha contra la burocracia, el control obrero... Todo reflejado en 40 minutos.
La fuerza y profundidad de esta lucha heroica de la clase obrera logro conmover incluso a Hebe de Bonafini, figura historica de las Madres de Plaza de Mayo, antes de que sea lamentablemente cooptada por el gobierno K. Su discurso en el film es en todo caso muy emocionante, reivindicando la gestion obrera, la revolucion, la violencia revolucionaria (que en fin de cuentas es defensiva ante el hostigamiento y terrorismo de los capitalistas y sus Estados), la memoria de los desaparecidos que sigue viva en luchas como la de Zanon, etc.
Un ejemplo de lucha que esta vivo y que debe servirnos de fuente de inspiracion para la actualidad. Y esto no para repetir "al pie de la letra" el proceso de Zanon sino para retomar su espiritu revolucionario, heroico y subversivo.
Emocionante documental de los compañeros de Contraimagen sobre los primeros pasos de Zanon. La solidaridad de la comunidad, la alianza con los trabajadores desocupados, la lucha contra la burocracia, el control obrero... Todo reflejado en 40 minutos.
La fuerza y profundidad de esta lucha heroica de la clase obrera logro conmover incluso a Hebe de Bonafini, figura historica de las Madres de Plaza de Mayo, antes de que sea lamentablemente cooptada por el gobierno K. Su discurso en el film es en todo caso muy emocionante, reivindicando la gestion obrera, la revolucion, la violencia revolucionaria (que en fin de cuentas es defensiva ante el hostigamiento y terrorismo de los capitalistas y sus Estados), la memoria de los desaparecidos que sigue viva en luchas como la de Zanon, etc.
Un ejemplo de lucha que esta vivo y que debe servirnos de fuente de inspiracion para la actualidad. Y esto no para repetir "al pie de la letra" el proceso de Zanon sino para retomar su espiritu revolucionario, heroico y subversivo.
Zanon, escuela de planificación from tvpts on Vimeo.
3.3.12
Dubioza Kolektiv - Kokuz
Tekstovi/Lyrics/Letras/Paroles
Zbog svjetske krize
nemam za rizle
nemam ni gandze, aman
bas bi mi sjelo, taman
(nemam gandje, aman)
Zasto, u ovoj vukojebini
sam ja odrast'o
gdje ne smijes reci
da si drugaciji, glasno
i zasto, ovdje oduvijek je bio, zastoj
ja ne razumijem to
Kako, da ovdje nikad nikom
nista nije jasno
i sad nam je i gore nego ikad
da smo na vrijeme mislili
sad ne bi bilo kasno
ja ne razumijem to
Ref.
Nemam para, daj posudi
il' mi zirant, makar budi
steglo brate, sa svih strana
trebam pomoc od jarana
Banka nece kredit dati
pustit ce me, da se patim
skupa struja, skupa hrana
kirija od stana
Kako, da ne vozim ja krntiju
vec nesto bijesno
iskrivio sam ledja, sjediste je tijesno
a klima je Toshiba, nemam staklo desno
kako da promijenim to
Ref.
Ja sam kokuz, bekrija
marka mi, k'o tepsija
Zbog svjetske krize
nemam za rizle
nemam ni gandje, aman
bas bi mi sjelo, taman
(4x)
16.9.11
Vive la lutte des Fralib contre la fermeture de l’usine !
« On est installés, on est chez nous, il faudra qu’ils nous délogent par la force », déclarait sur le piquet Gérard Carzola, représentant syndical des travailleurs de l’usine Fralib qui produit du thé en sachet à Gémenos près de Marseille. En effet depuis le vendredi 2 septembre les travailleurs de Fralib occupent leur usine. Cette décision a été prise après que 134 salariés des 182 que compte le site ont reçu leur lettre de licenciement. Dans une assemblée de 100 travailleurs ils ont voté à l’unanimité moins deux l’occupation jour et nuit du site jusqu’à ce que leur « projet alternatif » soit pris en compte. De cette façon, ils veulent faire pression sur la direction et surtout éviter que le groupe Unilever, auquel appartient Fralib, déménage les machines vers son usine en Pologne.
Les travailleurs de Fralib sont en en fait en lutte depuis le 28 septembre 2010 quand la direction de l’entreprise révélait ses plans de fermeture du site de Gémenos considéré comme « trop coûteux ». Se basant sur un rapport qui indique que le site peut avoir une activité rentable, mais surement aussi sur l’expérience de certains de leurs collègues (54 travailleurs de Fralib Gémenos y ont été relocalisés après la fermeture de l’usine Fralib du Havre il y a 13 ans), les travailleurs exigent qu’Unilever leur cède les machines et la marque d’infusions « Eléphant » pour reprendre l’activité.
Cet aspect précis rend la lutte de Fralib exemplaire en ces temps de crise capitaliste où, patrons, banquiers et gouvernements, essayent d’en faire payer le coût aux travailleurs et aux classes populaires. En effet on a vu éclater depuis le début de la phase la plus aigüe de la crise économique en 2008 une série de luttes ouvrières très déterminées lors de fermetures d’usines, employant des méthodes radicales (séquestration de patrons, menaces de faire sauter l’usine, occupations, etc.) Malheureusement ces luttes avaient pour principale revendication de meilleures indemnités de départ et acceptaient d’emblée les pertes d’emploi. Les Fralib n’acceptent pas ce chantage et se battent pour le maintien de l’emploi. Comme le dit Olivier Leberquier, délégué syndical qui a lui-même vécu la fermeture du site Fralib du Havre : « ça peut être long, mais il ne faut pas commencer par jeter l’éponge. Nous devons d’abord étudier toutes les solutions qui permettent de maintenir les 182 emplois. L’argent d’un plan social est trop vite dépensé. On rembourse les dettes en premier. Ensuite on change de voiture et en quelques mois il n’en reste plus rien… » (Médiapart, « Unilever, passe-passe fiscal et plan social », 4/5/2011).
Des profits faramineux et fraude fiscale
La détermination des travailleuses et travailleurs de Fralib est d’autant plus compréhensible qu’Unilever a fait des bénéfices record en 2010 : +26% et un bénéfice net de 4,24 milliards d’euros ! Et cela fait des années que les actionnaires de ce géant multinational s’engraissent sur le dos des travailleurs : « Au niveau mondial, en 7 ans (2001-2007), 13,7 milliards d’euros de dividendes ont été versés aux actionnaires qui les ont empochés sans rien faire. Unilever France a fait remonter 750 millions d’euros de dividendes en 2008, après 300 millions en 2007, à sa maison mère’’, exposent les représentants du syndicat CGT » (Idem).
Les travailleurs dénoncent également le fait que Fralib déclare son siège social en Suisse où les impôts sont moins élevés qu’en France. Une pratique qu’évidemment les grandes multinationales impérialistes françaises pratiquent aussi dans d’autres pays, ce qui selon un calcul des syndicats du site de Gémenos de 2007 implique une fraude fiscale avoisinant les 67 millions d’euros par an. Il est évident que dans cette situation il y a de la complicité ou au moins de la complaisance de la part des pouvoirs publics, aussi bien au niveau national que régional.
Les travailleurs dénoncent également le fait que Fralib déclare son siège social en Suisse où les impôts sont moins élevés qu’en France. Une pratique qu’évidemment les grandes multinationales impérialistes françaises pratiquent aussi dans d’autres pays, ce qui selon un calcul des syndicats du site de Gémenos de 2007 implique une fraude fiscale avoisinant les 67 millions d’euros par an. Il est évident que dans cette situation il y a de la complicité ou au moins de la complaisance de la part des pouvoirs publics, aussi bien au niveau national que régional.
La direction déboutée en justice
C’est notamment pour avoir dénoncé cette fraude dans un tract d’octobre 2010 que la direction de l’entreprise a poursuivi en justice trois syndicalistes pour « diffamation ». C’est dans ce cadre qu’une cinquantaine de Fralibs se sont déplacé au Tribunal Correctionnel de Nanterre le mardi 6 septembre. Des syndicalistes de plusieurs entreprises de l’agroalimentaire de différentes régions du pays se sont déplacés pour exprimer leur solidarité, ainsi que des personnalités politiques telles qu’Olivier Besancenot, Arlette Laguiller et Jean-Luc Mélenchon. Finalement, les trois syndicalistes ont été relaxés. « Ça ne fait que nous renforcer et légitimer notre action », disait Gérard Carzola, délégué syndical CGT, accusé par la direction, à la sortie de la salle d’audience. Effectivement, même si ce verdict n’est pas directement lié à l’occupation de l’usine, ni au plan alternatif des travailleurs, du point de vue du morale, pour que continue la lutte, c’est très important.
Les travailleurs n’ont pas besoin de patrons !
Quand les travailleurs de Fralib affirment que si l’entreprise veut partir qu’elle parte mais qu’elle doit leur laisser les outils de travail pour qu’ils puissent continuer à produire, ils rappellent un fait très important. Ce qu’ils sont en train de dire c’est qu’à la différence des patrons qui ont besoin d’exploiter les salariés pour faire des profits, les travailleurs n’ont pas besoin de patrons pour produire. L’histoire donne de grands exemples de ce que notre classe a été capable de réaliser sur ce terrain. Pour n’en mentionner qu’un seul, contemporain, et des plus importants, on peut évoquer l’usine de céramiques Zanon en Argentine. Lors de la crise de 2001-2002, face au plan du patron de fermer l’usine et laisser dans la rue plus de 200 salariés avec leurs familles, les travailleurs ont décidé d’occuper l’usine, de récupérer l’outil de travail et de produire sous contrôle des ouvriers. Tout cela en exigeant la nationalisation sous contrôle des travailleurs et un plan de construction de logements, d’hôpitaux et d’écoles pour satisfaire les besoins des classes populaires en la matière. Maintenant, cela fait dix ans que Zanon existe et même s’ils n’ont pas réussi à obtenir l’expropriation complète de l’usine, à savoir sa nationalisation sous contrôle ouvrier, même si Zanon est encore une coopérative, les Zanon sont devenus une référence de la lutte contre les fermetures d’usines, en Argentine, mais également au niveau mondial.
Et cela est un message hautement subversif, un message qui ébranle les « vérités » du capitalisme que l’on veut nous inculquer. Notamment celle qui dit que « les ouvriers ont besoin des patrons » ou celle sur « l’inviolabilité » de la propriété privée. Les Fralib avec leur lutte pour la préservation de l’outil de travail envoient un message dangereux pour les patrons, surtout en ces temps de crise. En ce sens, ce n’est pas par hasard que l’un de leurs « soutiens », l’administration PS de la région PACA insiste sur « le besoin » de trouver un repreneur, c’est-à-dire un autre patron : « il faut que nous arrivions dans ce bras de fer à faire céder Unilever pour qu’il puisse céder la marque. Ensuite, nous [la région] serons aux côtés des salariés, des repreneurs, quels qu’ils soient, pour faire en sorte que la démonstration économique de la pérennité de ce site soit faite. Nous serons partenaires de ces repreneurs… » (Christophe Castaner, vice-président de la région PACA sur la vidéo « Les Fralib maintiennent la pression »,.
Il est évident que la priorité pour les Fralib est le maintien de l’emploi. Mais justement, on pourra réellement le faire si ce sont les travailleurs qui prennent le contrôle de l’outil de travail ; rien ne garantit qu’un autre patron ne recommence tôt ou tard à licencier des salariés. Encore une fois, l’exemple de Zanon montre que les travailleurs non seulement ont réussi à conserver les postes mais en ont créé d’autres.
Par ailleurs, il n’y a aucun doute que si les travailleurs réussissent à arrêter le plan social d’Unilever en reprenant l’usine sous la forme d’une coopérative ce serait un grand pas en avant et un précédant important pour les luttes futures. Mais il est vrai aussi que ce que serait un précédent important pour les travailleurs qui créerait en même temps une hostilité proportionnelle de la part des capitalistes. Ce qui aurait des conséquences pour l’approvisionnement en matières premières, pour les ventes, etc. C’est pour cela que nous défendons la revendication de nationalisation sous contrôle des travailleurs pour que l’Etat assure les investissements nécessaires ainsi que les débouchés des produits en achetant, par exemple, la production pour les cantines des écoles, des administrations, etc.
La lutte déterminée des Fralib par les perspectives qu’elle ouvre pour lutter contre les exploiteurs qui veulent jeter dans la misère des dizaines de milliers de travailleurs et leurs familles en détruisant leur seule source de revenu mérite un soutien inconditionnel et toute notre solidarité. Face à la fermeture d’entreprises, il n’y a pas de place pour la résignation, il faut suivre l’exemple des Fralib et lutter pour le maintien de l’outil de travail ! Vive la lutte des Fralib !
10.6.11
3.6.11
Alpha Blondy - Sales Racistes
Paroles:
Sales racistes (X2)
Nous allons chasser ces racistes hors de nos terres
Chasser ces racistes hors de nos terres
Nous avons planté le cacao (yeah)
Nous avons planté le café
Et mon peuple avant moi
Esclaves de vos rois
Tu oses me regarder avec haine
Tandis que tu manges ton pain à la sueur de mes peines
Nous allons chasser,
chasser ces maudits racistes hors de nos terres
Avec le sang de nos pères
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous êtes à l'origine de notre misère
Vous êtes l'origine de notre galère
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Nous allons chasser ce maudit raciste
Ce sale raciste hors de nos terres
Avec le sang de nos grand-père
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous et vos frontières
Vous nous avez balkaniser
Diviser, exploiter
Sans oublier les travaux forcés
Qui n'ont jamais été payés
Nous allons chasser, chasser ces maudits racistes
Chasser ces racistes hors de nos terres
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Nous allons chasser ces racistes hors de nos terres
Chasser ces racistes hors de nos terres
Nous avons planté le cacao (yeah)
Nous avons planté le café
Et mon peuple avant moi
Esclaves de vos rois
Tu oses me regarder avec haine
Tandis que tu manges ton pain à la sueur de mes peines
Nous allons chasser,
chasser ces maudits racistes hors de nos terres
Avec le sang de nos pères
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous êtes à l'origine de notre misère
Vous êtes l'origine de notre galère
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Avec haine et mépris
Vous nous avez dit merci
Nous allons chasser ce maudit raciste
Ce sale raciste hors de nos terres
Avec le sang de nos grand-père
Vous avez fait vos guerres
Pillez nos matières premières
Vous et vos frontières
Vous nous avez balkaniser
Diviser, exploiter
Sans oublier les travaux forcés
Qui n'ont jamais été payés
Nous allons chasser, chasser ces maudits racistes
Chasser ces racistes hors de nos terres
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
Sales racistes, change ton style raciste
1.6.11
Reportage photographique de Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)
Quelques mots pour commencer
Philippe Alcoy
La péninsule balkanique est une zone géographique qui a été pendant des siècles la frontière entre plusieurs empires, notamment l’austro-hongrois et l’ottoman. Cette frontière entre les différents empires bougeait au rythme des guerres que ceux-ci se livraient mais aussi des révoltes des paysans et des populations opprimées par ces empires. Cela a provoqué grands déplacements de populations et un mélange entre les différents peuples, comme lors de la « Grande migration » des serbes du Kosovo vers la Vojvodine en 1690. Ce mélange formidable, qui devrait constituer une grande richesse culturelle et humaine, dans notre époque barbare marquée par un capitalisme décadent c’est un vrai « maléfice » pour la péninsule : guerres, « épurations ethniques », rivalités et intrigues nationales sans fin, déportations et déplacements forcés de populations entières, en sont quelques unes des conséquences.
En ce sens, on pourrait dire que la Bosnie-Herzégovine (BiH) est un échantillon de ce riche et tragique « monde balkanique ». Justement, lors de la dislocation de l’ex-Yougoslavie dans les années 1990 les dirigeants « grand-serbes » et « grand-croates », s’appuyant sur la présence séculaire de populations serbes et croates sur le territoire de la BiH, ont essayé de se partager cette ex République yougoslave. Croates et serbes sont même arrivés à un accord de partage de la Bosnie sur le dos des « Musulmans ». Cela ne veut évidemment pas dire que le nationalisme Musulman n’existait pas, mais il était objectivement limité, d’une part, par le fait qu’une BiH uniquement Musulmane est impossible et, d’autre part, par le fait que les Musulmans, à la différence des nationalistes croates et serbes de Bosnie qui rêvaient « d’unification » avec la Croatie et la Serbie respectivement, n’avaient pas un « Etat de référence extérieur ».
Au contraire de ce que beaucoup peuvent croire, ce qui était en jeu dans les guerres de l’ex Yougoslavie dans les années 90 n’était pas du tout la survie de la Yougoslavie en tant qu’Etat, et encore moins entant qu’Etat « socialiste ». Aussi bien Milošević que Tuðman et Izetbegović savaient qu’un « retour à la Yougoslavie » était impossible. Cependant tous étaient d’accord sur la « nécessité » de l’application de réformes économiques visant à restaurer le capitalisme. Seuls les besoins de direction de la guerre freinaient partiellement l’implémentation immédiate de ces réformes.
En réalité, ce qui était en jeu c’était le partage mesquin des restes de la Yougoslavie sur des bases soi-disant « nationales », ce qui était une absurdité. En fait, les territoires « nationalement homogènes » étaient très rares en BiH. Dans les régions où une des trois principales nationalités était majoritaire, il y avait toujours à côté importantes minorités des autres nationalités. La Bosnie-Herzégovine est multiethnique/multinationale par essence. Dans ce sens, les divers nationalistes ne pouvaient revendiquer un « territoire national » qu’en procédant à un « nettoyage ethnique » auparavant. Voilà pourquoi ces guerres ont rapidement pris un caractère de « course à l’homogénéisation nationale » dans le territoire revendiqué/convoité.
C’est alors que l’on voit tout le caractère réactionnaire de la « Paix de Dayton ». Celle-ci en entérinant le partage « national » de la Bosnie validait les pires opérations de « purification nationale ». Cependant, ces accords reposent sur un compromis pouvant être mis en cause à tout moment, d’une part ou d’autre, en déclenchant d’autres conflits sanglants dans la région. Par exemple, rien n’assure que les serbes de Republika Srpska ne seront tentés de rejoindre « la mère patrie » dans le futur, surtout maintenant qu’ils possèdent « leur » territoire au sein de la BiH. On peut dire la même chose pour les croates de Herzégovine. Ici on voit, la relation entre les tendances politiques et sociales internes en Serbie et en Croatie et le renforcement ou l’affaiblissement des tendances réactionnaires et nationalistes, d’une part, et progressistes et révolutionnaires, d’autre part, en Bosnie. En effet, si les variantes politiques nationalistes venaient à se renforcer en Croatie et/ou en Serbie, cela constituerait une force d’attraction pour les forces nationalistes et réactionnaires à l’intérieur de la BiH ; si au contraire la jeunesse et les travailleurs de Serbie et/ou Croatie se lancent à la lutte contre les capitalistes locaux et l’impérialisme, cela ne pourrait être qu’un stimulant pour le mouvement ouvrier et populaire en Bosnie-Herzégovine.
Une fois de plus on voit que ce n’est que le mouvement des travailleurs et des masses populaires de Bosnie-Herzégovine, mais aussi des pays voisins, qui pourra vaincre les tendances nationalistes et réactionnaires. L’expérience de la lutte commune des travailleurs et des masses populaires des différents peuples qui composent la Bosnie-Herzégovine contre l’ennemi de classe permettra de régénérer la confiance et la fraternité mutuelle. Et cela ne peut passer que par une « renaissance du marxisme révolutionnaire » et de l’internationalisme révolutionnaire prolétarien ! Seule la lutte décidée de la classe ouvrière dans une perspective socialiste peut résoudre jusqu’au bout les problèmes les plus urgents des masses opprimées de la région comme le chômage, les bas salaires, les conditions de vie dégradées, etc., mais aussi des questions démocratiques profondes telles que l’auto-détermination nationale qui, étant donné les caractéristiques historiques de la région, ne peut être résolue que dans la perspective d’une Fédération Socialiste des Balkans !
Sarajevo (*cliquer sur les photos pour les voir en plus grand)
Photo 1 - Photo de soldats pendant la guerre 1992-95 exposée au Musée d'Histoire de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo
18.5.11
30.4.11
18.4.11
16.4.11
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